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Topographie.net - Ressources en topographie : lasergrammetrie, scan3D, nuage de point, le futur ??

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pelouab
Visiteur


Date du message : dimanche 26 août 2012 à 16h41


Bonjour a tous, chers collègues,

Je suis étonné de ne trouver aucune allusion à cette avancé technologique que me semble être la lasergrammétrie et ces déja nombreuses applications (levé de scène de crime, auscultation, archéologie et patrimoine, relevé LIDAR, .... , et topographie).
Le prix d'un scanner peut paraitre exorbitant ( scanstation 2 (déjà ancien) -> 40000euros), mais sa finira bien par baissé et la suite vous convaincra bien que l'investissement en vaut la peine (les 1eres station totales n'ont elle pas fini par être abordable ?).
C'est en travaillant actuellement avec une scanstation leica C5, que je prend conscience des changement à venir dans la profession. Les levés de terrain avec ces appareils peuvent se résumer ainsi:
1 - choix de l'emplacement de mise station (voir le maximum de détail demandé par le client)
2 - mise en station (classique) et placage de cibles (pour les éventuels prochaine stations)
3 - choix de la résolution de scan (par exemple: 1point tout les 2cm a l'horizontale et 1cm a la verticale, le tout a 100m)
4 - choix de la fenêtre de scan (par exemple: de 0° à 150° horizontale et 620° à 30° verticale, coordonnées sphériques oblige )
5 - scanage (le plus long, ici 20mn avec une C10, et rien n'a faire si ce n'est un sudoku )
6 - contrôle visuel du résultat (densité requise est elle atteinte dans les zones intéressantes?)
7 - pliage et retour au bureaux !!

Tout ça on le vois dans un tas de vidéo sur youtube (réalisé essentiellement par des vendeurs, il faut pas croire tout ce qu'il dise en terme d'efficacité et de précision).La végétation dense, les zones urbaines denses ou chaotiques, les surfaces de faibles albédos (noir ou brillant) sont les points noirs de cette méthode. Mais en terrain dégagé sans zone d'ombre, avec un point de vue proéminent accessible, un levé classique (1/200e) de 3ha peut réalisé en 40mn. Et un opérateur sans grande connaissance en topographie s'en sortira bien la plupart du temps.

Mais, chers collègues, que l'on se rassure, la fin de la profession n'a pas sonné. Il nous reste le géoréférencement et surtout le traitement! Car là, tout se complique (n'en déplaise au commerciaux peut scrupuleux). Si jusqu'à présent la 3D en CAO donne des boutons a beaucoup, il devient indispensable de la maitriser et de s'en faire une alliée. Le résultat de 20mn de scan peut se chiffrer a 200Mo (tout dépend de la vitesse d'acquisition du scanner) et donc une journée entière à 1.5Go. Et ce ne sont pas des lignes ou des symboles déjà traité mais de simple points (x y z i(intensité du retour) r g b (couleur si app photo présent)). Un ordinateur de compétition s'avère quasi indispensable si l'on souhaite évité les plantages à répétition.
Actuellement, peut de logiciel sont réellement efficace en reconnaissance de surface/volume 3D, et s'avère être de vrai usine a gaz. Ce qui fait que l'extraction des données doit être manuelle la pluspart du temps.
Ainsi on peut estimé le ratio terrain/bureau pour un levé topo classique a 1/4.

Un avantage prépondérant reste la possibilité d'extraire des plans de toute échelles diférentes d'une seule acquisition (ex: du 1/500e au 1/1e !). La précision peut arrivé en deça du mm (avec beaucoup des précautions et un scanner à décalage de phase) lors du scan mais on retiendra le cm comme valeur.
Un inconvénient (prépondérant selon moi), qui motive ce sujet sur ce site (trés bien réalisé) dédié aux professionnels et amateurs, c'est la pauvreté de partage sur les méthodes, les logiciels, les scanners et la lasergrammétrie en général. La communauté francophone me semble bien en retard comparé au américains, anglais, italiens, japonais .... Alors si je ne suis pas seul à travailler avec cette nouvelle technologie (déjà 10ans!!), partageons nos connaissances!!

Par exemple lors de mes pérégrination sur la toile, j'ai trouvé un soft génial CloudCompare ) (Open Source) réaliser par un étudiant lors d'un stage pour EDF qui m'a bluffé par sa puissance de traitement par rapport a des logiciels onéreux, lourd et bridé de toutes parts (ex: autocad 2013 qui prend en charge nativement les nuages de point .pcg, 3DReshaper, CloudWorx, ....)
A vous ...

un technicien topographe curieux et autodidacte

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