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Gazette de Rennes-le-Château

           

Gazette et Portail de Rennes-le-Château News et TV : Maurice Leblanc : les éléments cryptés dans ses œuvres

Message

Petrus
Commandeur

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Date du message : mardi 15 décembre 2009 à 00h53


Dorine a écrit :

Bonjour,
Quelqu'un a-t-il lu le "Code Lupin" de Michel Bussi?
Si oui, avez-vous un avis ?
Merci!

Bonsoir Dorine,
Non, et cela me tente !!!
Le webmaster a-t-il l'info ?

Message

Dorine
Visiteur


Date du message : vendredi 11 décembre 2009 à 10h54


Bonjour,
Quelqu'un a-t-il lu le "Code Lupin" de Michel Bussi?
Si oui, avez-vous un avis ?
Merci!

Message

raoul
Commandeur

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Date du message : mercredi 9 décembre 2009 à 11h33


ba alors ADELA tu passe ici
et tu vient meme pas saluer ton vieux pote sur le topic carte BOUDET
bon oki je BOUDETTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTT grrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr
bise
rv

Message

Adela
Croisé

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Date du message : mercredi 9 décembre 2009 à 10h27


Qui m´invoque? Grand bonjour Bertrand !

Oui mais tout ceci est dans mon site.

A propos de lévriers , à part qu´ils chassent les lapins, ou soulèvent le lièvre.. ce qui est déjà beaucoup ;)
A part ça je peux citer le fameux livre, codé….Inquisition…dite sainte…oblige, de Cervantes: El Ingenioso Hidalgo Don Quijote de la Mancha.
Bien entendu ce code est annoncé par son titre.

Qu´est-ce qu´un HIDALGO ? on disait hidalgo ou fidalgo , synonyme de noblesse que de façon colloquiale on utiliser pour designer la noblesse sans titre.

Du fijodalgo ou fidalgo du Moyen-âge on passa à HIJODALGO et hidalgo en castillan En royaume d´Aragon on employait le terme infanzón ( enfant de )
HIJO DE ALGO, revient à dire Fils de quelque chose littéralement !

C´étaient des nobles sans richesse, qui avaient toujours très faim comme le dépeint merveilleusement le chapitre dédié à l´hidalgo du livre : La Vie de Lazarillo de Tormes dont l´'identité de l´auteur reste à ce jour un sujet de controverse. Il fut censuré bien entendu par l’Inquisition.

Le symbole de l´hidalgo était un GALGO un lévrier qui à l´air toujours famélique

Van der Weyden pouvait-il connaître ce symbole ? Il travailla à Burgos au monastère de Miraflores . Burgos est baigné par le Tormes. Bien que le livre soit postérieur, du moins son édition, les hidalgos existaient déjà.

Donc si on applique ce galgo au tableau « très bizarre » de maître Weyden on peut se demander qui est ce fils que cette femme porte dans ses bras, un noble pauvre vu la toiture qui l´héberge, un noble chrétien nait sous le signe de la croix.

Ou alors cet animal marque-t-il le loisir préféré de la noblesse riche, : la chasse ?

A vous de voir !

Adela

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BDarondel
Membre

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Date du message : lundi 7 décembre 2009 à 17h43


Sur ce forum il existe une intervenante qui adore Van der Weyden, qui connait très bien Van der Weyden et qui plus est le décrypte à volonté et de manière fort passionnante et argumentée.
Adela, si tu passes par là ...

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DG
Membre

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Date du message : samedi 5 décembre 2009 à 23h22


Bonsoir,
Nouveau sur le forum je souhaite interroger les lecteurs sur l'arrivée d'un nouveau livre sur Lupin, Maurice Leblanc, Etretat, Rennes-le-Chateau...
Arnaud de l'Estoile a écrit « Le Véritable Secret des Rois de France ». Quel est votre avis sur ce livre. J'ai trouvé l'info sur le site http://www.portail-rennes-le-chateau.com/lupin-leb (Lien activé par le webmaster)
Audinot en avait déjà écrit un il y a bien longtemps...
Bon samedi, ... en musique

Message modifié le lundi 7 décembre 2009 à 15h23 par Johan

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SLL
Membre

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Date du message : vendredi 30 janvier 2009 à 00h08


Développez, nous sommes tout ouïes...

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Roger
Nautonnier

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Date du message : mercredi 28 janvier 2009 à 02h35


[quote=SLL] ( suite du message précédent )

[...] le tryptique de Van der Weyden.
Sur ce tryptique, on remarque la présence incongrue d' un lévrier. Ce lévrier, comme dans toutes les peintures où il apparaît est une allusion au veltro de Dante.
Dante le gibelin fait dire à Virgile, le chantre de l' empire romain ( l' énéide n' est rien d' autre qu' une oeuvre de propagande en faveur de l' empire naissant et d' Auguste ) dans l' enfer:
" cette bête pour qui tu cries [...] a nature si mauvaise et perverse que jamais son envie ne s' apaise et quand elle est repue elle a plus faim qu' avant. Nombreux les animaux avec qui elle s' accouple, et seront plus encore, jusqu' au jour où viendra le lévrier qui la fera mourrir dans la douleur. Lui ni terre ni métal ne le nourrira, mais sagesse, amour, et vertu [...].
Il sera le salut de cette humble Italie [...]. Il la chassera par toutes les villes, puis il viendra la remettre en enfer, d' où l' avait tirée l' envie."

Il est clair que ce lévrier est le grand monarque, le dernier et le plus grand des rois, qui apparaît immédiatement avant le retour du Christ pour vaincre ses ennemis. Il y a eu quelques tentatives d' explications, plus ou moins satisfaisantes, pour expliquer ce terme de "veltro" pour grand monarque. L' une d' entre elles est que le lévrier est un chien ( cane en italien ), ce qui renverrait au khan mongol, empereur quasi-universel, qui exerçait une véritable fascination dans les milieux gibelins à l' époque de Dante, ce dernier étant un grand admirateur de l' empereur Frederic II.[...][/quote]

Honnetement, je pense que ce Levrier est bien plus facile a decoder si vous vous penchez un peu sur l'heraldique Italienne....

Message

SLL
Membre

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Date du message : mercredi 28 janvier 2009 à 01h38


( suite du message précédent )

Ferté a justement remarqué que Lupin, en plus d' être roi du monde, est aussi le grand monarque, dans "l' île aux trente cercueils" ( roman d' une toute autre facture que le formidable événement ), dans le combat eschatologique qui l' oppose à l' ignoble Vorski. Lupin, né à Blois, est bien ce roi de Blois évoqué par saint Césaire, autre nom du grand monarque.
Il y a une autre allusion au grand monarque qui n' a, à ma connaissance pas été relevée: dans l' aiguille creuse, Lupin a placé, devant la porte qui lui ouvrira la voie du salut, le tryptique de Van der Weyden.
Sur ce tryptique, on remarque la présence incongrue d' un lévrier. Ce lévrier, comme dans toutes les peintures où il apparaît est une allusion au veltro de Dante.
Dante le gibelin fait dire à Virgile, le chantre de l' empire romain ( l' énéide n' est rien d' autre qu' une oeuvre de propagande en faveur de l' empire naissant et d' Auguste ) dans l' enfer:
" cette bête pour qui tu cries [...] a nature si mauvaise et perverse que jamais son envie ne s' apaise et quand elle est repue elle a plus faim qu' avant. Nombreux les animaux avec qui elle s' accouple, et seront plus encore, jusqu' au jour où viendra le lévrier qui la fera mourrir dans la douleur. Lui ni terre ni métal ne le nourrira, mais sagesse, amour, et vertu [...].
Il sera le salut de cette humble Italie [...]. Il la chassera par toutes les villes, puis il viendra la remettre en enfer, d' où l' avait tirée l' envie."

Il est clair que ce lévrier est le grand monarque, le dernier et le plus grand des rois, qui apparaît immédiatement avant le retour du Christ pour vaincre ses ennemis. Il y a eu quelques tentatives d' explications, plus ou moins satisfaisantes, pour expliquer ce terme de "veltro" pour grand monarque. L' une d' entre elles est que le lévrier est un chien ( cane en italien ), ce qui renverrait au khan mongol, empereur quasi-universel, qui exerçait une véritable fascination dans les milieux gibelins à l' époque de Dante, ce dernier étant un grand admirateur de l' empereur Frederic II.
Ce dernier donna naissance à la légende de l' empereur endormi, qui doit se réveiller à la fin des temps, version germanique du grand monarque.
Pour ma part, je pense qu' il y a peut-être une allusion à l' Odyssée, où Ulysse ( le maître ), est reconnu en premier par son vieux chien, vraisemblablement un lévrier ( les chiens de Télémaque sont des lévriers ). Le retour d' Ulysse figurerait le retour du Christ, accueilli par le grand monarque...
De tout ceci, il ressort clairement que Maurice Leblanc s' inscrit dans cette lignée d' auteurs "fédéralistes" ( le formidable événement en est l' exemple le plus clair, et je pense avoir montré que la demeure mystérieuse s' inscrivait aussi dans cette optique ), qui aspirent à un empire universel, prélude au retour du Christ.
Il est amusant de constater que cette ligne politique a aujourd' hui remporté la bataille avec la création de l' union européenne ( sans parler de l' empire transatlantique, les USA ), et s' apprête à remporter la dernière guerre avec ce projet de "gouvernance mondiale" dont les principaux responsables politiques nous rabattent les oreilles depuis l' apparition de la crise économique...

Pour revenir à Maurice Leblanc, ce dernier a d' autres violons d' Ingres: Mélusine et Sarzeau en font partie.
J' arrive à peu près à comprendre ce qui a pu attirer Leblanc dans Mélusine. Le roman de Jean d' Arras exalte les vertus de la noblesse française, et leurs conquêtes aux quatre coins de l' univers ( dans le cas des Lusignan, le roman leur donne en sus une origine "albanaise" qui a dû ravir Leblanc... ).
Pour Sarzeau, j' ai plus de mal à saisir quel peut être l' intérêt de cette bourgade ( également citée par Boudet ), même si le Mélusine de Jean d' Arras attribue la création du prieuré des trinitaires de Sarzeau à une requête que fait Raymondin au roi de Bretagne, en récompense de ses hauts faits accomplis en Bretagne. Quelqu' un aurait-il des éclaircissements à apporter sur le rôle des moines de Sarzeau, leur orientation politique et dogmatique etc. ?

Il y a bien d' autres sujets abordés par Leblanc ( philemon nous parle de la découverte de l' Amérique, pourquoi pas? je vais essayer de retrouver ces échanges que vous mentionnez avec Al Sufi dans les entrailles de ce forum ), mais il me paraît clair que l' orientation générale s' inscrit dans la tradition du grand monarque: la création d' un empire universel, dans lequel l' aristocratie aurait une place de choix.
Pour les besoins de ses romans, Lupin ne nous apparaît que comme l' empereur du trafic international, mais il est évident que Leblanc voyait les choses en grand pour son Arsène.

Message

SLL
Membre

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Date du message : mercredi 28 janvier 2009 à 01h37


Bonsoir,

je ne pense pas que nous soyons sévères, Al Sufi, ce roman est objectivement catastrophique.

Comme vous, j' ai noté les nombreuses allusions à Hastings, qui renvoient certainement à la fameuse bataille.
Sans doute s' agit-il pour Leblanc de rappeler les origines normandes d' une bonne partie de la noblesse anglaise, et ainsi de justifier cette fusion des deux pays qu' il appelle clairement de ses voeux à la fin du livre.
Ceci est confirmé par la petite digression sur l' origine du nom de lord Bakefield, corruption de Bacqueville, un compagnon de Guillaume le Conquérant.

J' ai aussi noté les nombreuses allusions à Dieppe, mais je n' ai pas d' explication sous la main.

Il est évident que Leblanc a voulu faire passer un certain nombre de messages dans ses romans. Ferté a soulevé plusieurs lièvres, mais je n' adhère pas à tout ce qu' il a pu écrire. Certaines de ses explications via la langue des oiseaux sont pour le moins tirées par les cheveux, et je trouve que les liens qu' il a pu établir entre l' oeuvre de Leblanc et la région du Razès sont tous sujets à caution.

Dans mon message précédent, je m' interrogeais sur la possibilité d' un lien entre Leblanc et la mouvance issue des délires de Blavatsky, lorsque celui-ci nous décrit ce temple surgi des profondeurs de la mer, et qui repousserait l' apparition de l' homme "jusqu' à une époque inadmissible".
La grande marotte de Blavatsky était cette "grande fraternité blanche", composée de sages qui dirigent le monde sous l' autorité du roi de monde, quelque part entre l' Agartha et Shambala... Elle aurait même reçu des lettres de ces purs esprits, qui apparaissaient comme par magie sur son bureau...
Blavatsky a emprunté cette théorie de roi du monde à Saint-Yves d' Alveydre, le promoteur de la synarchie, autrement dit une forme d' aristocratie.
Or Lupin se déclare "roi du monde" dans l' aiguille creuse. Ce vocable n' est évidemment pas innocent.

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