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EN SOUVENIR DU BASSIN MINIER DU MAROC ORIENTAL : BOUBEKRIS DU SUD

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a.benamri
Visiteur


Date du message : jeudi 10 septembre 2009 à 17h44


Citation :

Merci la Boubekrie.

Tout ce que vous avez mentionné est correct. Je voudrais attirer l'attention sur le mot lui-même, son origine. Les Filalas usent d'une métaphore. KMA qui signifie taire un secret. Et par opposition aux idées qu'ils avaient reçu de taire les secrets s'exclamaient, "POURQUOI DEVRAI JE TAIRE CELA ?" Qui signie en arabe MA KAMANI BI HADA.

Kama Assirra, taire un secret. Alors le MACHAKMANA, veut dire ne taisons pas nos secrets, crions-le haut et fort et peu importe.

MACHAKAMAN ADRARI...DROUK AN GHALBOU signifie : "peu importe les gars, viendra le jour où l'on prendra notre revanche..." disait feu Bba Assou...Allah Yarham Al Jamii.

Moulay Ali ez ici

INTERVENTION EMOUVANTE de notre ami LAMOU,SUR CE QUE VAUT LES BOUBEKRIS DE NOTRE VILLAGE SIDI BOUBEKER......parmis les méssage que je sauvegarde
Bonjour les Boubekris,

Toujours aussi philosophes, à votre jeunesse comme à votre vieillesse.

La métaphore de Achour concernant le tamis m'a beaucoup plu et l'explication scientifique de Benamri qui se penche tel un chercheur au laboratoire sur nos gènes m'a impressionnée.

Allah Yaatekoum Assaha !

Cependant, moi je me demande toujours pourquoi nous, les Boubekris nous tentons d'occulter un grand passage dans notre vie ?
Pourquoi nous attachons tant d'importance à notre passé, je précise à notre passé d'enfants ?
Étions-nous prématurément sevrés ?
Ressentons-nous toujours ce fameux complexe d'Oedipe ?
Ne sommes-nous pas heureux des amitiés nouées après les amitiés de Sid-Boub. ?

Enfin, cette nostalgie qui touche tous ceux qui ont vécu à Zellidja d'où vient-elle ?

Ce petit village, cette petite planète est-il, est-elle identique à celle du Petit Prince ?

J'adore lire Marcel Aymé, vous saurez à la fin, à la dernière phrase pourquoi. J'aime lire ses écrits surnaturels comme LE PASSE MURAILLE. Il est évident qu'à travers son écriture le lecteur ressent que l'auteur a comme nous beaucoup souffert. Il fut accusé d'antisémitisme. Je ne m'étalerais pas la-dessus.

J'ai beaucoup d'estime pour cet auteur que les médias boudent encore et chacun peut faire ses raisons. Cependant, ce grand écrivain a dit que ceux qui ont souffert, deviennent sages.

Moulay Ali

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lamou
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Date du message : jeudi 10 septembre 2009 à 05h09


Merci la Boubekrie.

Tout ce que vous avez mentionné est correct. Je voudrais attirer l'attention sur le mot lui-même, son origine. Les Filalas usent d'une métaphore. KMA qui signifie taire un secret. Et par opposition aux idées qu'ils avaient reçu de taire les secrets s'exclamaient, "POURQUOI DEVRAI-JE TAIRE CELA ?" Qui signie en arabe MA KAMANI BI HADA.

Kama Assirra, taire un secret. Alors le MACHAKMANA, veut dire ne taisons pas nos secrets, crions-les haut et fort et peu importe.

MACHAKAMAN ADRARI...DROUK AN GHALBOU signifie : "peu importe les gars, viendra le jour où l'on prendra notre revanche..." disait feu Bba Assou...Allah Yarham Al Jamii.

Moulay Ali

Message modifié le vendredi 11 septembre 2009 à 04h17 par lamou

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une boubkrie
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Date du message : mercredi 9 septembre 2009 à 23h22


Ce mot MACHAKMANA, on le retrouve dans la chanson de feu Houssine SLAOUI, dont voici quelques vers :

Ya lka7la ya bent ddassar,
kliti lakhli3 falkouzina,
gualate lka7la MACHAKMANI,
sidi rabbi lli 3ttani raz9i.....

(remarquons que ce verbe "machakmani" n'apparaît que dans les structures négatives (ne pas)... n'est ce pas Lamou ? Mais jamais en affirmatif. L'usage de ce verbe n'est utilisé que dans le sud marocain.

....

Message

une boubkrie
Visiteur


Date du message : mercredi 9 septembre 2009 à 23h15


Ce mot MACHAKMANA, on le retrouve dans la chanson de feu Houssine SLAOUI, dont voici quelques verres :

Ya lka7la ya bent ddassar,
kliti lakhli3 falkouzina,
gualate lka7la MACHAKMANI,
sidi rabbi lli 3ttani raz9i.....

(remarquons que ce verbe "machakmani" n'apparaît que dans les structures négative (ne pas)... n'est ce pas Lamou ? Mais jamais en affirmatif. L'usage de ce verbe ne se fait que dans le sud marocain. Peut être de Rachidia jusqu'à Tantan (hormis Figuig)

Pour la suite de la chanson, on compte sur Mr Hammaoui de nous trouver le lien.
Sans oublier que Slaoui même en portant ce nom était originaire du sud marocain

....

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hammaoui
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Date du message : mercredi 9 septembre 2009 à 03h54


la chansson Marocaine

j’espère ne pas être hors sujet…

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lamou
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Date du message : mercredi 9 septembre 2009 à 03h51


Bonjour Sidi Mohammed,

c'est comme cela qu'on t'appelait lorsque nous étions petits et j'estime qu'il ne faut pas perdre les bonnes habitudes.

Effectivement, le mot Machekmana revenait en refrain, une antienne pleine de nostalgie et d'atavisme dans la chanson du jeune chanteur Lahlou. Nous pouvons également entendre dans les paroles certains noms filalis comme Yatou et Kh'lafa qui malheureusement ont disparu pour laisser place à des noms DIAL AL KHAR comme disent justement les Filalis.

Je savais à quoi et à qui tu faisais allusion et j'ai laissé nos Boubekris se creuser la tête.

Effectivement, lors d'un hommage rendu à Bba Assou Allah Yarham Al Jamii j'avais évoqué sa tautologie préférée. Ce fut à l'époque comme un requiem, cet espèce de chant funèbre mélancolique après la défaite de l'équipe de Touissit.

Cette litanie fut en quelque sorte un moyen pour pousser les vaincus à se ressaisir.

Ce que j'aimais chez Bba Assou, c'était son acharnement à vouloir maintenir le cap haut. Je le suivais pour écouter ces mots. Il disait avec sa voix nasillarde :"Machekmana Adrari...Ila Maghlabnachi Lyoum...Drouk N'Ghalbou..."

J'attendais, j'espérais que Touissit remporte la timbale uniquement pour assister à l'allégresse, cette espèce de consolation qui viendrait caresser le coeur de Bba Assou.

Ma petite intelligence s'interrogeait sur le sens de Drouk N'Ghalbou...ce mot signifiait-il dans le jargon de Bba Assou un futur proche ou un espoir caressé pour user d'un euphémisme adoucisseur.

Bba Assou désirait, attendait, espérait une victoire sur l'YBB, mais notre génie et feu Benaïssa ne l'entendaient pas de cette oreille. Pour eux, dans leur esprit, tout sauf Touissit.

Je me demandais pourquoi les voisins étaient toujours comme chat et souris.

Bba Assou, tu faisais nos joies. Les joueurs de l'YBB vous emplissiez nos coeurs d'euphorie. Merci !

Moulay Ali

Message modifié le mercredi 9 septembre 2009 à 09h32 par lamou

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Med
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Date du message : mercredi 9 septembre 2009 à 02h48


isam a écrit :

Med a écrit : Bonjour
Une grande communauté du Sud du Maroc faisait partie de la population de Sidi Boubeker. Voici une belle chanson de Nouaman LAHLOU qui nous rappelle quelques origines de cette population.
Un mot qui évoque des souvenirs à un boubekris qui nous est cher est repeté plusieurs fois dans la chanson.Quel est ce mot et qui est ce boubekri?

Mon lien

bonjour
le mot est MACHAKMANA (feu Bba Assou)
le 2ème festival a rendu a sa manière un hommage aux ouvriers du sud par l invitation du groupe AHWACH

merci mr Med (et pour la réponse, j' avoue qu on me l a soufflé )

Bonsoir
Bravo Issam tu as donné la bonne réponse. Pour le mot il s'agit en effet du mot MACHAKMANA, la chanson est un clin d'oeil à notre Moulay Ali à nous puisque c'est lui qui a raconté que Bba Assou répétait souvent ce mot magique.
Bravo à toi aussi BENAMRI. En effet Moulay Ali Chrif de Tafilalt nous fait penser également à un autre Boubekri feu LAMRANI Moulay Chrif Allah Yarhamo.

Mohammed CHAADI

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bourvil
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Date du message : dimanche 6 septembre 2009 à 18h31


bourvil a écrit :

Mr MED tu nous a vraiment excité ,tu as bougé mes neurones vers un passé que chaque boubekris(es) ait des des souvenirs gravés dans nos mémoires pour toujours...

moulay chrif allah yrahmou

alias"bourvil" a.benamri

My Med CHAADI ,tu m'a tellement replongé dans atmosphére que la famille LAMRANI ait laissé des traces boubekriade à l'époque mine zellidjasidiboubeker....les annéés 50 et 60.....MERCIMAY FAMILLE LAMRANI

à suivre.......

alias"bourvil" benamri a.

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bourvil
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Date du message : dimanche 6 septembre 2009 à 17h30


Mr MED tu nous a vraiment excité ,tu as bougé mes neurones vers un passé que chaque boubekris(es) ait des des souvenirs gravés dans nos mémoires pour toujours...

moulay chrif allah yrahmou

alias"bourvil" a.benamri

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bourvil
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Date du message : dimanche 6 septembre 2009 à 16h45


bourvil a écrit :

salut Med,MABROUK RAMADANle mot est :moulay ali chrif;le boubekri :c'est moulay chrif allah yrahmou(famille lamrani)



alias "bourvil" a.benamri

LA SUITE:avec l'aimable autorisation de la famille LAMRANI:

extrait d'un document:lisez en bat..........:

LAMRANI Moulay Cherif (Lemchaheb, Ma mandoline & Ma patrie)
Category: Music
LAMRANI Moulay Cherif (Lemchaheb, Ma mandoline & Ma patrie)

Il s'appelait Moulay Chérif LAMRANI. Il méritait son nom de Chérif parce que depuis son enfance parmi les jeunes Boubekris, ce nom lui avait porté bonheur, il détermina ainsi son caractère, sa spécificité et le chemin qu'il allait prendre dans sa vie. Chérif, n'est pas un simple agrégat de lettres, c'est une affirmation de ce qu'espéraient Zahra et M'barek pour fixer d'où venait Chérif et nouer des relations profondes avec le passé des Chorfas du Tafilalet.
Chérif du groupe Lemchaheb fut le fruit d'un mélange du Maghreb Arabe. Sa mère Zahra d'origine algérienne pour laquelle il avait chanté tout petit mais aussi en souvenir d'une autre Zohra…

Zohra ! Occupe mes tolérances
Tu es ma joie et mes souffrances
Tu es ma vie, tu es mon bonheur
Tu es la fille qui occupe mon cœur….

Et d'un père aussi grand artiste, Moulay M'Barek El Boudnibi. Cet homme a longtemps vécu à Oran durant les moments difficiles de la colonisation française. Il fut chassé par les autorités de l'Oranais, pour son engagement pour la libération du Maghreb. Il fut chanteur à la radio locale d'Oran et fut connu sous son vrai nom. Il reçut plein de menaces lorsqu'en 1959, il composa la chanson qu'à repris Khaled en Rouhi Ya Wahran Rouhi Baslama.

Voici les véritables paroles écrites par un Marocain pur souche, le père de Chérif Lemchaheb en 1959.

Lillah Ya Franess Amli Lamzya
Blad Dzair Mahyachi Lik
Wal Wakt Rah Nada Kal Al Hourya
Kabli Bladek Bezzaf Aleik....
Après cela, M'Barek fut chassé d'Algérie et rejoint son cousin Mohamed Ben Mehdi, de Boudenib aussi. Son cousin fut mécanicien dans la mine de Zellidja-Boubeker avant de devenir chauffeur. Sidi Boubeker est un village distant d'une quarantaine de kilomètre d'Oujda. Chérif n'a que neuf ans à peine.

Les deux cousins, formèrent un duo pour égayer les soirées à la manière Boubekri. S'ils me lisent, ils sauront ce que j'insinue. Ils furent rejoint par un excellent « rythmiste » (le mot n'existe pas mais je signifie percussioniste…je préfère rythmiste), car Hamou Lahrira de son vrai nom Mohammed El Hasnaoui touchait à tout ce qui est fait en peau.

En 1962, le quartet qui bouleversa l'oriental fut composé des deux cousins Lamrani, de Hamou Lahrira et de Benyounes Bouchenak communément appelé FANDI. Le père des frères Bouchenak

A SUIVRE.....

alias"bourvil" a.benamri

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