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Gazette de Rennes-le-Château

           

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Al Sufi
Visiteur


Date du message : vendredi 4 novembre 2005 à 21h00


Bonsoir,

Je continue mes lectures lupiniennes et je crois que P. Ferté n'a apperçu que la partie immergée de l'Iceberg.

Sur la méthode de travail extrèmement élaborée de M. Leblanc, je conseille de lire sans plus tarder les découvertes de Rémy Schutz (un superbe article est parue dans l'Aiguille Preuve, revue de l'association AAAL, mais on peut aussi trouver ses travaux sur le net). Ce lupinophile démontre sans équivoque ce qu'il appelle la Gémâtrie chez M. Leblanc, c'est à dire que un bon nombre de nom sont utilisés parcequ'il font un total numérique déterminé (A = 1, B = 2, etc.), notamment 134 (Arsène Lupin, par exemple), 109 (Beautrelet, par exemple, mais aussi le CDEHNOPRZ de la Lampe Juive) ou même 119 (Maurice LEBLANC, mais aussi Serge Rénine) Ces explorations sur les joutes numériques qui parsèment l'oeuvre de Leblanc montre ainsi le très haut degré de sophistication de l'écriture de M. Leblanc et rend d'autant plus vraissemblables les autres explorations que l'on peut y faire

Par ailleurs, j'ai également lu "La vie extravagante de Balthazar", roman jubilatoire, sans Lupin, d'un homme qui se retrouve avec 4 pères putatifs et un père véritable (5 pères, saint père ). L'un de ces pères est le comte de Coucy-Vendôme qui met ainsi, de nouveau l'accent sur Vendôme et même plutôt deux fois qu'une

En effet, une rapide prise de connaissance avec l'histoire de Coucy qui possède une immense forteresse, une des plus puissante et inviolable du royaume à l'époque, a vu également naître César, Duc de Vendôme, fils de Henry IV et de Gabrielle d'Estrée, le 7 juin 1594

Par ailleurs, on apprend en lisant l'histoire du château de Coucy, qu'une Marie de Coucy a épousé Jean de Brienne, Comte d'Eu, Roi de Jérusalem, père, je crois, de l'Alphonse de Brienne ayant épousé Marie de Lusignan enterrée à l'abbaye de Foucarmont. On apprend également que le sire de Coucy de l'époque, Jean, a participer à l'expédition punitive organisée par Saint Louis contre Hugues de Lusignan et qui a valu à ce dernier la perte de son Chateau de Crozant. On voit ainsi qu'une fois encore Vendôme est lié à Foucarmont et à Crozant

Toujours dans Balthazar, on nous parle de Gournay. Il y a plusieurs Gournay en France, celui visé dans le Roman étant Gournay sur Marne proche de Paris. Les autres Gournay sont répartis dans l'Indre, la Seine-maritime, l'Eure, l'Oise, les Deux-Sèvres. Un tracé Gournay (27) et Gournay (76) passe exactement sur Gaillon et l'alignement des Gournay (27) et Gournay (36) représente une droite strictement paralèlle au tracé Etretat-Crozant précédemment défini

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Al Sufi
Visiteur


Date du message : lundi 31 octobre 2005 à 21h15


Bonsoir Adela

Les peintures de Poussin sont très intéressantes à plusieurs titres :

a priori, toutes deux de la même date (1656) ;
quasiment le même titre, une seule lettre change (Lycomèdes, Lacomèdes) : qui a donné le titre ?
la même histoire de trésor que l'on déjà vue sur le sujet précédemment montré (le peintre qui montre le Paon, des ruines et la même scène : je n'ai plus le nom) et qui correspond à une phase de la légende d'Achille où il se cache parmi les filles de Lycomèdes, mais le rusé Ulysse fait parvenir un trésor dans lequel sont mélés bijoux et armes et bien sûr, Achille se dévoile étant irrésistiblement attiré par les armes (c'est un tueur !) ;
sur l'une des deux toiles on voit des sommets qui seraient à examiner avec ceux montrés sur les Bergers d'Arcadie, et sur l'autre, à gauche, ont voit ce qui semble être un tombeau (avec un tissu jaune dessus) où on peut deviner une inscription. Mais laquelle (la qualité de l'image ne permet pas d'aller plus loin).

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Adela
Visiteur


Date du message : dimanche 30 octobre 2005 à 21h20


Hola Al

Achille et Patrocle dans l´Art:

L´Achille de Poussin
http://www.abcgallery.com/P/poussin/poussin83.html
http://www.abcgallery.com/P/poussin/poussin97.html

Achille et Patrocle d´Ingres et la lègende( 1801)
http://sitelully.free.fr/achille.htm

Jacques-Louis David
http://www.abcgallery.com/D/david/david54.html
Qui fit le portrait de la soeur de Delacroix !

http://www.abcgallery.com/D/david/david1.html

Voilà côté peinture

Adela

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Al Sufi
Visiteur


Date du message : vendredi 28 octobre 2005 à 15h15


Suite

Rocamadour, exactement sur le méridien de Crozant :
· Amadour ne serait autre que Zachée, dit originaire de Lucques (Lucca en Toscanne, ville magnifique et signifiante à voir absolument), qui aurait accueilli Jésus et sa mère pour leur permettre d’échapper aux soldats d’Hérode et dont la femme, Véronique, se distingua, lors de la passion du Christ, en prenant l’image de son visage (la Sainte Face) sur un linge. Cet épisode de Zachée recevant le Christ n’est relaté que par Saint Luc qui serait également l’auteur de la Vierge Noire de Rocamadour (cf. également les analyses de Adela sur les représentations de Saint Luc peignant la Vierge : voir son site ) ;
· même s’il semble que le lieu soit sacré depuis très longtemps et ait fait l’objet d’un pèlerinage, celui-ci n’a été véritablement organisé qu’au XII° par l’abbé de Saint Martin de Tulle, Ebles de Turenne Ebles de Turenne(de 1112 à 1152) et par son successeur, Géraud d’Escorailles (de 1152 à 1188) ;
· du fait de la célébrité et l’importance du sanctuaire et de ses miracles, les chemins de Saint Jacques ont été infléchis au XII° siècle pour passer à Rocamadour ; c’est pourquoi, lors de cette promenade méridienne nous avons pu croiser et recroiser ces itinéraires de jacquets et que, de Crozant à Rocamadour, ceux-ci semblent suivre la ligne méridienne (cela mériterait une étude plus poussée) ;
· enfin, en face de Rocamadour, au Sud exact, donc également sur le méridien, se dresse, au lieu-dit Raysse de Cufelle (étymologiquement, la pente du Vide) un pigeonnier à proximité immédiate d’une grotte. Ce pigeonnier est dit Pigeonnier de Laguille qui viendrait de l’occitan gleisa (ecclésia = église), mais que l’on peut évidemment lire L’Aiguille , à proximité du Creux

Partant des explorations de P. Ferté, qui notait, notamment, l’importance de Sarzeau dans l’œuvre lupinienne (A. Lupin est fait Duc de Sarzeau-Vendôme), des lieux principaux cités dans l’Aiguille Creuse (Etretat, Crozant, Rennes, Tours, Le Mans, Gaillon), mais aussi de lieux cités dans l’ouvrage de l’Abbé Boudet (Sarzeau – encore -, Nantes) ou des lieux cités par Fulcanelli (d’autres auteurs ont montrés son implication dans le feuilleton Rennes-le-Château), comme Lisieux, Chaumont, Flers et Nantes, j’ai pu « extraire » un ensemble d’alignements qui me semble cohérent et qui montre que rien ne paraît être la simple œuvre du Dieu Hasard (son nom paraît d’ailleurs sur le méridien de Crozant, à proximité de Chartres !) :
· un alignement Etretat-Crozant qui passe exactement sur l’Aigle et Nogent-le-Rotrou, mais surtout sur VendômeVendôme ;
· un triangle Foucarmont - Sarzeau – Crozant, dont les différents alignements passent sur ou à proximité de Rennes, de Nantes, de Lisieux, de Flers et dont le Centre (des médianes) permet de construire l’alignement suivant ;
· un alignement Cherbourg-Octeville/Crozant, qui passe par Tours et qui permet, opportunément, à partir des éléments précédents, de « ramener » dans nos filets ce lieu de Cherbourg qui apparaît « comme un cheveu sur la soupe » dans le Roman de l’Aiguille Creuse !

A ce stade, ma conviction d’un choix réfléchi de M. Leblanc pour la localisation à Crozant de son Château de l’Aiguille, département de la Creuse, s’en trouve singulièrement renforcée.

Seule ombre au tableau, mais, je le reconnais, de taille : jusqu’à présent, je n’ai pu trouver de mention ou d’allusion à Foucarmont dans l’œuvre de M. Leblanc. Je fais donc appel ici aux lupinophiles avertis pour savoir si l’un de ces dignes lecteurs n’aurait pas mémoire d’un des termes suivants dans l’œuvre de M. Leblanc : Foucarmont, Foucart, Brienne, Lusignan, Comtes d’Eu, Sypéris, Cypéris ou Cyprès (Cyperus), Vignevaulx ou Vinevaulx ou Vignevaux, mais aussi Brienchon et Géant ; éventuellement, Lupin nous y a habitué, sous forme d’anagrammes. La seule mention que j’ai jusqu’à présent trouvée est celle des gardes de la Forêt d’Eu (dans laquelle est installée l’Abbaye de Foucarmont) dans le Roman « Le formidable événement ».

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Al Sufi
Visiteur


Date du message : vendredi 28 octobre 2005 à 15h10


En forme de Bilan d’étape

Nous avons donc pu voir que l’écriture du roman de M. Leblanc était très précise, rien dans ce roman ne semble le fait du hasard . M. Leblanc y cache des informations qui me semblent de première importance : je pense notamment au cheminement précis décrit dans l’Aiguille creuse, avec la double lecture Marche/Degré qui doit permettre, une fois trouvé le lieu, de s’y diriger dans le labyrinthe mis en place pour déjouer l’intrus. A ma connaissance, seule l’Aiguille Creuse, parmi les divers romans de M. Leblanc, décrit cet « intérieur ». Mais il reste encore à faire dans ce domaine, notamment en ce qui concerne les trésors déposés dans les salles de l’Aiguille : j’ai commencé avec Achille et Patrocle gravés sur la Tiare de Saïtapharnès, Adela a montré l’importance du Triptique de Van der Weyden « l’Adoration des Mages », il faudrait poursuivre

Par ailleurs, pour répondre à la question « Pourquoi Crozant ? », nous avons pu voir que cette bourgade :
· était le point de rencontre à la mode à la fin du XIX° d’un certain nombre de peintre, à la suite des écrits de George Sand ; plusieurs peintres, dont Monet se rencontrent également à Etretat et à proximité de Jumièges, chez Sacha Guitry ;
· était le lieu d’une formidable forteresse, une des plus fortes de la Marche, qui avant de tomber dans le domaine royal a appartenu aux Lusignan puis aux Bourbons, comte de la Marche ;
· constituait le point de départ d’un méridien, fortement suggéré par la légende attachée au Rocher des Fileuses, surplombant la Creuse et le Château.

La promenade effectuée sur ce méridien a apporté son lot de révélation et, bien qu’elle ne soit pas encore achevée à ce jour, a permis de mettre en évidence :
· la « non banalité », si j’ose ainsi dire, de ce méridien qui vient suivre la partie rectiligne Nord/Sud des côtes entre l’embouchure de la Somme et le Cap Gris-Nez (particularité relevée par M. Leblanc dans « Le formidable événement ») et au Sud qui vient s’appuyer sur le cours de l’Ariège, Nord/Sud également dans sa partie Pamiers/Foix ;
· l’aboutissement Nord, à proximité du Cap Gris-Nez, que l’on peut lire, à la rhédèsienne, Négri !
· le parcours jalonné par des familles ayant joué un rôle dans le royaume de Jérusalem (Boulogne, Bouillon, Brienne, Lusignan, Turenne – par alliance) ;
· le passage sur Rocamadour, voir ci-dessous en avant-première du développement sur la partie Sud du méridien ;
· le passage à proximité de l’Abbaye de Foucarmont, « Saint-Denis » des comtes d’Eu où est enterrée également Marie de Lusignan, femme de Jean de Brienne ;
· et enfin la base d’une construction géométrique développée ci-après.

La suite ci-dessous pour cause de longueur de texte

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Johan
Visiteur


Date du message : mardi 25 octobre 2005 à 11h32


Je suis d'accord avec Jauclin, le livre de Jarnac est encore d'actualité pour une grande part!
Pour en revenir à la base de l'histoire et si vous le trouvez chez un bouquiniste, je vous conseille "Rennnes-le-Château - Etude critique" de Franck Marie.
Comme vous avez lu "Le trésor maudit", je vous conseille également "RLC - Le dossier, les impostures, les phantasmes, les hypothèses" de Gérard de Sède. Il y explique, entre autre, la genèse de l'histoire et ses contacts avec Pierre Plantard.

Bonne lecture,
Johan, webmaster du Portail et de la Gazette de RLC

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jauclin
Visiteur


Date du message : lundi 24 octobre 2005 à 18h51


Bonjour Maud ,
Un livre à ne pas rater :
"l'Histoire du Trésor de Rennes le Chateau" de Pierre Jarnac
Très complet ..un must ..
L'auteur intervient parfois sur ce forum ..très rarement .
A plus ...

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Maud
Visiteur


Date du message : lundi 24 octobre 2005 à 18h42


Johan
J'ai lu le livre de poche de Gérard De Sède et le livre d'Antoine Captier "L'héritage de l'abbé Saunière"... Est-ce suffisant pour me lancer dans Ferté?
Merci pour votre site,
Maud

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Johan
Visiteur


Date du message : lundi 24 octobre 2005 à 18h07


Maud,

Je vous conseille le livre de Patrick Ferté! Cependant tout dépend de ce que vous avez lu avant et de vos connaissances de l'affaire de RLC car ce pavé de plus de 600 pages implique une bonne maîtrise de l'énigme!

Bien à vous,
Johan, webmaster du Portail et de la Gazette de RLC

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Al Sufi
Visiteur


Date du message : dimanche 23 octobre 2005 à 11h11


Merci pour ta réponse Jauclin.

En fait, ce qui m'intérressait lorsque je t'ai écrit, plus que ton avis sur l'oeuvre lupinesque, c'était de savoir si les degrés (cachés sous les marches), relevés dans l'Aiguille Creuse, auraient pu correspondre à des choses que tu avais déjà rencontrées, idem pour le recul d'une unité.

A plus

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