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dernières contributions exposition circulations

Présentations des derniers travaux des participants au projet "circulation(s)" - ces oeuvres sont proposées à vos réactions - voir l' appel à contribution.

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Carl Heyward, artist, writer

samedi 31 août 2013 à 00h14 par carol shapiro

Carl  Heyward, artist, writer

Carl Heyward, brasseur, agitateur – un regard éloigné, une rencontre étonnante

J’ai rencontré Carl Heyward il y a peu de temps. Il est arrivé, à un carrefour de FB, dans l’espace arpenté par les artistes, un lieu différent aux multiples corridors, où des artistes tissent ...
Il est apparu tel une tempête, avec à ses côtés des centaines d’artistes dont il collecte, publie, raconte le travail. Des artistes qu’il interroge dans la trame de leur art avec divers projets qui impliquent une spontanéité et une ouverture.* Il a un talent/expérience/ parcours reconnu, mais il semble proche des artistes émergents qu’il rencontre au travers de ses expériences collectives.

Carl Heywards n’est pas un artiste narcissique, il écoute et partage. Il ouvre des chemins. Remue les territoires endormis.

Son travail porte aussi en lui cette ouverture. Placé au carrefours des cultures, son travail raconte le métro, la route, les combats. La force de l'art dans la toumente.puis l'ouverture. Au travers d’une oeuvre sensible ou le passé parle aussi, au travers de papiers et matières qu’il collecte. Où le questionnement rencontre le jeu, démonte les artifices.
Il semble qu’il soit un vrai passeur. Pour les autres et dans son œuvre. -

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www.caravancafe-des-arts.com/Carl-Heyward

Michel Filippi, philosophe expérimentaliste.

mercredi 21 août 2013 à 00h51 par carol shapiro

Michel Filippi, philosophe expérimentaliste.

lexemplaireeditions.tumblr.com/
michel.filippi@yahoo.com


Quand je me réveillerai aux franges du Réel, je parlerai encore la langue de mon départ. Les pilotes je ne sais. Automatiques, ils répèteront à l’infini le même idiome, jusqu’à ce que les traces ancrées s’effacent, le rythme s’accélère ou devienne chuintant. Humains, ils auront répété encore et encore leurs consignes et leurs observations consignées encore et encore dans leurs livres de bord. Eux ne parleront plus cet idiome mais celui des navigateurs au long cours. Nous comprendrions-nous, à nouveau ? Si la machine pilote est intelligente, saura-t-elle retrouver dans sa mémoire ma langue ou aura-t-elle appris un argot, celui des machines de l’OuterSpace qui se dédoublent encore et encore pour faire colloque pendant le temps infini de l’espace.

Là, je n’aurais plus à nommer l’abricotier ni le sifflement des hirondelles. Le printemps, que sera-t-il et sera-t-il confirmé par le cri familier des astéroïdes ? Il en faut de la volonté pour utiliser des mots qui ne regardent plus rien à moins de les attribuer à d’autres figures, réelles celles-là, de réelles réelles figures que je reconnais ici et là, fabricant ma flore, identifiant la faune. Je sais que je n’inventerai pas de nouveaux mots pour décrire l’inconnu, car que serait une philosophie doublement invisible. Je pourrais, il est vrai, m’inspirer de Lewis et de H.P. « Tout smouales étaient les Borogoves », je dirais ? Ou tout simplement, « Mimsy », « flivoreux » ? Et parler des couleurs avoisinantes. Mais lesquelles ? Qu’aurais-je de plus à dire que le gris des gris ?

Les eskimos nomment différemment la neige, selon son usage, sa consistance. Je ne sais mais cela est bien dans notre nature de décrire l’indifférencié par sa fonction ou son effet. Voilà une belle piste. Je décrirais tous les gris, noirs et lumineux perçus par leurs fonctions, l’usage que j’en faits, l’effet qu’ils me font. Le gris du printemps sera l’abricot, subtilement différent de ce gris d’automne un peu dverse. Il y aura des draches de météorites qui étaleront leurs blasques, leurs drasques, leurs slakss, sur le sol de ma TeR.

Serais-je alors celui qui pense ? Bien sûr, je mentirai, par nécessité, n’ayant aucun mot justifié qui correspond à ce qui est là. Mais cette justification, moi qui serai sans histoire, ne vient-elle pas de cette seule raison, je suis le premier Homme là. ? Je serai incapable de mentir et je décrirai au plus juste ce qui est là, ce que je fais, ce que je reçois. Aurais-je encore envie de décrire accaparé par les travaux quotidiens ? 28 mai : J’ai écrit au petit matin. Bruits matinaux, un peu les mêmes, un peu variés. 27 mai : J’ai écrit dans l’après-midi. Les machines résistaient. On les sent lasses à afficher les mêmes images. 29 mai : j’écrirai peut-être le matin à moins que l’après-midi ne soit propice. … J’écris, 423e jour ou plutôt je viens de me réveiller et je dis tiens, un nouveau jour. Comme un naufragé.

Je dois apprendre à reconnaître l’espace lointain ou plutôt là où paraît la régularité. Je dois lier ce qui est là-bas à ce que je fais là. Je vais m’inventer un ordre et l’étendre jusqu’au plus proche de moi. Puis je le renverrai là-bas dans toutes les directions. C’est ça la vie, c’est ça ma lutte contre le Réel.

Les satellites envoyés de la Terre par les gens de science ont ceci de fâcheux qu’ils nous parlent à l’infini de cette Terre alors que nous voulons entendre leurs récits de voyage. Nous voulons qu’ils soient notre Ulysse. Cela devient aussi idiot que l’amoureux et ses sentiments. Alors que c’est de l’être aimé que nous aimons entendre la voix.
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Jean-Luc Feugeas, peinture

jeudi 2 mai 2013 à 03h27 par carol shapiro

Jean-Luc Feugeas, peinture

Entropie

La physique moderne des particules est statistique et non déterministe. Dans ce domaine, le H-théorème de Boltzmann, nous enseigne que l'équilibre, c'est le désordre ! Tout système physique abandonné à lui même tend vers un état de désordre maximum qui paradoxalement est autrement appelé "équilibre détaillé" pour lequel chaque évènement est exactement compensé par un évènement inverse.

La notion d'entropie a été introduite afin de mesurer ce désordre. A une situation macroscopique donnée correspond plusieurs états microscopiques équivalents. Considérons par exemple un jeu de cartes, la configuration microscopique selon laquelle toutes les cartes sont retournées du même côté représente ce qui est défini comme l'ordre parfait . L'état macroscopique qui lui est associé ne peut être réalisé que d'une seule façon. Dès lors que l'on retourne une carte, c'est le début du désordre. Cet état peut être réalisé par autant d'états microscopiques équivalents qu'il y a de cartes. Le désordre devient maximum lorsqu'il y a autant de cartes disposées d'un côté que de l'autre. Si, maintenant, nous jetons en l'air, un jeu de carte, chaque carte retombe d'un côté ou de l'autre avec la même probabilité. Si cette opération est répétée un grand nombre de fois, la configuration de désordre maximum sera l'état le plus probable !

Deux remarques intéressantes s'imposent alors. La solution d'équilibre, qui par définition est la plus probable, est le désordre ; de plus, un état macroscopique se définit au mépris de la diversité complexe des configurations microscopiques qui le génère.

Si, pour décrire une entité, nous entreprenions de prendre en considération chacun des états microscopiques qui engendrent un même état macroscopique, si, à cette alternative déterministe ou statistique nous préférions le choix arbitraire de l'un de ces événements microscopiques élémentaires, alors, cette démarche nous éloignerait sans doute de toute rigueur scientifique mais, rendrait à ces états microscopiques constitutifs d'un état moyenné, donc réducteur, une existence. Considérons l'exemple d'un arbre. Qu'il soit botanique ou biologique, l'arbre est fractal car les branches maîtresses, issues du tronc, sont elles même des arbres. Le schéma élémentaire constitutif d'un arbre est un événement microscopique dont la répétition récursive constitue l'arbre lui même. Ce " générateur " est facilement identifiable - un tronc, des branches - et ses caractéristiques déterminent l'arbre. On pourrait d'ailleurs imaginer une multiplication des types de générateurs, comme autant d'états microscopiques constitutifs d'un même arbre. Dans ce travail, je fais le choix donc d'extraire de chaque entité les éléments premiers qui la constituent : les générateurs. Ce choix est arbitraire et ne répond qu'aux besoins du sujet. Une entité est ainsi représentée par un élément qui la définit, qui la constitue ou qui la symbolise. Ainsi, je définis l'oiseau par l'action de voler (" je vole, je vole, … "), un chemin par sa fonction ou par celui qui le parcours (" je marche, je marche, … "), un arbre par la représentation géométrique dont il est constitutif (une fractale) et une idée par un symbole élémentaire (une ligne). Mon choix des générateurs n'est ni universel ni univoque : une étoile peut être un numéro mais un numéro peut également être une date et une série de numéro, un immeuble, un prisonnier ou un condamné … (...)

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Doris Stricher

dimanche 3 mars 2013 à 03h09 par carol shapiro

Qu’est-ce que le réel finalement? Ce que l’on voit ou ce qu’on ressent? Dans un univers où le visuel devient virtuel et les images manipulations mercantiles, le réel fuit et s‘échappe. Seules les émotions secrètes semblent encore réelles. Doris Stricher exprime avec force et talent cette cacophonie moderne et cette réalité qui se dérobe. Elle expose à l’espace Saint-Bernardin des oeuvres photographiques remarquables, servies par les nouvelles technologies : “ Le numérique et photoshop m’ont offert le support d’expression qui me correspond” Ses images, superposées, assemblées, retravaillées, choquent par contraste, interpellent, dérangent.

Cacophonie d’une réalité à reconstruire. Absurdité d’un monde décadent, violence d’hommes en perpétuel affrontement, corps féminins marchandés et perdus en filigrannes, espaces cosmopolites où tout se mêle, forêts d’immeubles, nature sacrifiée, rêves enfuis et passions sanglantes. Le rouge jaillit, sang et vie, torture, plaisir, corps et esprit, tout s’oppose et éclate en un kaléidoscope étourdissant, au lieu de se fondre. Dans l’oeil de Doris Stricher, la vitesse s’accélère et les repères se brouillent: mélange et dispersion, anonymat et multiplicité.

L’esthétique n’est pas une préoccupation de cette artiste de talent. C’est le message : “Dans notre monde où règne la pollution visuelle, je déconstruis pour reconstruire dit-elle. Et je recompose une réalité”

L’expo assurément vaut le détour. Jusqu’au 7 mars, à l’espace St-Bernardin. Elle vous emmène d’Amérique en Italie, pour un voyage qui ne ressemble à aucun autre. Car les oeuvres de Doris Stricher “respirent” cette vision virtuelle, et pourtant bien réelle, qu’elle a cherchée, avec succès, à partager.

ISABELLE VARITTO – Nice Matin article paru le 5 mars 2010
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constellations

Source : www.caravancafe-des-arts.com

Véronique Bouldé, platicienne

vendredi 1 mars 2013 à 01h49 par carol shapiro

Je conduis depuis plusieurs années une réflexion autour du thème de "PASSAGE", plus précisément sur la notion d' "ENTRE-DEUX".

Mon travail met en présence des dispositifs plastiques qui se fondent sur un dialogue, une circulation de lecture à différents niveaux.

Entre la matière et sa disparition, entre présence et absence, je tente de transmettre ce moment particulier dans la modification, la transformation, la métamorphose d'un état à un autre.

Ma préoccupation actuelle s'oriente vers une expérimentation plastique de la "membrane", formulée au travers du traitement de divers matériaux, et soumise à l'action d'environnements et contextes variés.

Projet Global Mixtair
Ce projet souhaite interroger nos espaces de vie intime. A travers l'exploration de ces environnements divers et variés, rencontrer les personnes qui les habitent au quotidien. En associant le voyage comme moteur providentiel de cette expérience, je souhaite développer le projet « Global Mixt-Air » en vue de réaliser un ensemble de travaux sur la base du territoire intime, cette fine membrane « interface » entre nous, l'espace intérieur/extérieur, et les autres.
Les données formelles s'établissent systématiquement à partir d'un logement existant. Les structures réalisées doivent conserver un caractère nomade, foetal et transitoire. Il doit s'agir de recueillir le témoignage de ces rencontres, non seulement par une reconnaissance singulière de l'espace, mais également en invitant le public à partager à l'intérieur de ces « membranes », le contenu éphémère d'une respiration commune, d'un passage, d'une rencontre, d'une expérience.
« GLOBAL MIXT-AIR » est un « organe plastique » qui met en action le partage d'une inspiration / expiration entre l'artiste, le public, le monde qui nous entoure et son appréhension.
Véronique Bouldé

Véronique Bouldé

Circulation horizontale
Installation

L'évidence d'un geste que nous effectuons sans nous en rendre compte jour après jour : MARCHER
Ce mouvement, acte conscient ou inconscient, conditionne le corps dans son espace, sa temporalité,son territoire. Partant de cette réalité, ce travail s'est construit par
étapes successives :
Comme protocole de départ, une semelle en caoutchouc découpée en spirale.
Prendre cette bande et la laisser tomber au sol. Réaliser à chaque fois une photo de la forme. Répéter ce geste durant une heure. Obtenir au bout de ce temps donné une série de 162 signes.
L'installation « Circulation horizontale » est le résultat de cette expérience et se présente sous la forme d' une série de suites linéaires aléatoires. Partant du sol ou des murs, elles traversent l'espace d'un point à un autre .Ces signes assemblés composent l'écriture de chemins, routes, et géographies improbables .
Nous avançons d'un point à un autre, créant des liaisons qui nous amènent à d'autres champs des possibles. Pas après pas nous avançons et inventons individuellement notre propre marche.

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Christelle Mas, Visual artist

mardi 26 février 2013 à 02h51 par carol shapiro

Christelle Mas, visual artist

www.christelle-mas.fr
anathema777777@gmail.com


« L’art de Christelle Mas se caractérise d’abord par une attitude passionnée, et presque affective, pour les aliments. Avec une attention et un intérêt surprenants, elle observe leur texture, considère leur masse, scrute leur transparence. Très vite on comprend que derrière cette jouissance esthétique se cache un soupçon, une inquiétude et bientôt une paranoïa. Et si tout notre rapport à la nourriture exprimait en réalité notre infériorité à elle, et si l’appétit était le symptôme d’une maladie chronique traduisant à travers la prégnance de nos prétendus besoins nutritifs, l’hégémonie du règne animal et végétal sur l’espèce humaine ?

Le plus banal peut devenir le plus inquiétant. Cédant donc artistiquement au délire paranoïaque, se caractérisant par une conviction du pire alimentée par une rationalité jamais abandonnée, cette jeune plasticienne donne à voir dans une imagerie pourtant colorée le danger qui plane.

On le voit, la démarche artistique de Christelle Mas se tient aux franges de la fiction, elle envisage le danger non pas comme un frisson divertissant, comptant sur un effet de suspense, mais comme un possible, dont l’exagération est parfois ludique ou naïve, mais jamais détachée du réel. Cet attachement au réel conduit l’artiste à s’intéresser au milieu tangible et pourtant fantasmagorique de la science appliquée. »


Benjamin Riado
Docteur en esthétique et science de l’art (Paris, Sorbonne)


Christelle Mas a travaillé de nombreuses fois avec des scientifiques. Dans la plupart de ses photographies la nourriture est modifiée suite à des expériences chimiques Elle a travaillé aussi avec un biologiste.

Radiographies

Un processus de « paranoïa » s’est enclenché et la société l’alimente.
Dans la radiographie de l’ananas avec une balle de révolver, il s’agit d’une vraie radiographie faite dans un hôpital en France. En quelque sorte il s’agit aussi ici d’une manipulation, puisque visuellement cela pourrait s’apparenter à un photomontage entre un ananas et une balle de révolver.
J’ai utilisé la science pour montrer la preuve que les aliments sont néfastes pour l’humain. Les sciences utilisent très souvent les images pour convaincre le public. Pourtant ces images ne sont pas forcément réelles. Prenons par exemple les images de l’univers. Ce ne sont que des résultats de programmes d’ordinateur. Comment traquer la vérité ?


Christelle Mas


piment couteau

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