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dernières contributions exposition circulations

Présentations des derniers travaux des participants au projet "circulation(s)" - ces oeuvres sont proposées à vos réactions - voir l' appel à contribution.

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Marin Favre

samedi 29 septembre 2012 à 02h06 par carol shapiro

Marin Favre,
compositeur / musicien / performer / auteur/ créateur de spectacles et performances transdisciplinaires (...)

www.ipernity.com/blog/marin.favre
Musiques de et Documents sur Marin Favre
Twitter.com/MarinFavre




Tournées en France, Italie, Suisse, Belgique, Tunisie, Sénégal, Mauritanie, Ile Maurice, La Réunion, Madagascar, Djibouti, Kenya, Rwanda, Afrique du Sud.

Cher Marin. Je voulais te dire à quel point j'ai apprécié ton opéra de chambre (à partir de mon texte "André" *). Le texte est travaillé comme une partition et c'est exactement ce que j'aime : aucune psychologie, aucun pathos ; uniquement des vitesses d'exécution différentes. La voix chantée tient à distance le récit et ce n'en est que mieux : sa noirceur peut, du coup, se conjuguer avec l'humour inattendu que proposent certains "accelerando" par exemple. Et c'est beau cette comédienne-chanteuse, assise sur une chaise, devant une table où est posé le texte visible (j'aime cette notion de "pas fini", de chantier) ; et elle vous regarde, vous, les musiciens vous "jeter" sur vos instruments pour faire naître cette partition incandescente, matiérée, riche, belle. J'ai eu les larmes aux yeux plusieurs fois devant tant d'évidence. PHILIPPE MINYANA

Cet ensemble, sous l'impulsion de Marin Favre, propose depuis plusieurs années un répertoire singulier, subtil mélange entre poésie et musique. Ces derniers mois furent marqués par divers concerts, tournée en Afrique du Sud en mai 1996 et, le 6 décembre dernier, concert aux 38èmes Rugissants de Grenoble. La musique de Maria Braun bien que très écrite réserve des plages à l'improvisation ; elle n'est ni tonale ni atonale, ni sérielle ni répétitive, elle est simplement inclassable. BRUNO LETORT, FRANCE MUSIQUE

*André"*
Opéra de chambre, composé par Marin Favre sur un texte de Philippe Minyana, interprété par le Quatuor Maria Braun, créé pour "Tapage Nocturne, Festival des musiques de l'Ailleurs" (France Musique), enregistré en public au 20ème Théâtre, Paris.

écouter André, Opéra de chambre

Ecouter et lire la suite sur www.caravancafe-des-arts.com/Marin-Favre.htm

Source : www.caravancafe-des-arts.com

Yazid kheloufi, artiste plasticien - calligraphe

mardi 25 septembre 2012 à 15h42 par carol s

Yazid kheloufi, artiste plasticien

Al Tahrir square, hommage rendu aux révolutionnaires du printemps arabe, du Bouazizi a Khaled Said -(114 x 93 cm)



Al Tahrir square, hommage rendu aux révolutionnaires du printemps arabe, du Bouazizi a Khaled Said -(114 x 93 cm) .




Je pars, dans ma recherche, de la diversité dans la forme, à l'unité dans le fond : la célèbre théorie de l'unité existentielle du théosophe Ibn-Arabi. Une vision esthétique qui passe entre l'œil du corps à l'œil du cœur. Je m'appuie sur le grand répertoire soufi et la philosophie illuminative de l'illustre Chihab eddine al Suhrawardi (1191-1155).
J''éetale mes surfaces avec de l'argile que je cherche moi-même de la nature, c'est tout un rituel, et mon véritable atelier est à ciel ouvert au sein même de la nature qui nous forme et nous informe ! J'entretiens un dialogue discret avec tout ce qui m’entoure, pierre, arbre animal.
Pour l'unité de mes œuvres, je suis arrivé à l'argile après un passage par les huiles et les acryliques et avec le temps j'ai constaté que ces couleurs ne répondent plus ma recherche picturale.
Pour l'écriture, je pense que c'est un prolongement et une nouvelle vision contemporaine de la calligraphie arabe, une topographie intérieure de soi, vu la forte présence de la lettre arabe dans l'imaginaire de l'Etre arabo-musulman.
Pour le format de mes œuvres, je travaille souvent sur le carré, qui reste un format absolu par excellence dans la pensée illuminative qui intègre le logos dans sa recherche de soi.
Mes écritures reflètent un dialogue et un brassage des cultures et civilisations orientales.
Pour Abou Hayen el Tawhidi, philosophe et homme de lettre (922- 1023) en faisant de l'écriture, j'ai aimé que toutes mes écritures soient tirées de l'œuvre de ce grand penseur arabo-perse, j'ai choisi de refléter son œuvre majeure "plaisirs et convivialité" c'est une implication personnelle et un grand hommage rendu à l'œuvre de ce grand personnage de la philosophie et l'humanisme musulman. Il reflète par ses positions prise la réalité de l'intellect arabo-musulman, il a vécu dans la douleur, dans une époque qui ressemble presque à la notre, où le monde musulman connait la décadence, et une problématique dans la relation "religion-instant et instant-religion"  ! A mon avis il a répondu à ce grand questionnement par ses positions prises à l'encontre de l'orthodoxie et l'extrémisme. C'est un grand perturbateur; un écrivain si j'ose dire, subversif ! Il s'est opposé contre toutes les formes de la pression et la censure de son temps en brulant à titre de dénonciation toute ses œuvres et en public du temps des bûyides (1011). (...)

Lire la suite et autres informations, expositions, projet.etc.



LES NOUVELLES TENDANCES DE LA CRÉATION CALLIGRAMMATIQUE
Information publiée par Alexandre Gefen
(source : Nicole Biagioli) : CTEL (Centre de Recherche Transdisciplinaire en Epistémologie de la Littérature EA 6308) Université de Nice-Sophia Antipolis, UFR LASH, 98 Bd. Edouard Herriot, 06200 Nice

Cadre théorique :
Depuis qu’il a été inventé par Apollinaire en 1918, le mot « calligramme », tout en permettant de mettre un nom sur l’antique pratique des « vers figurés » a ravivé les tensions internes à la création poétique, entre l’expressivité graphique et l’expressivité sonore, la mimesis et le lyrisme. Le secret de la longévité et de l’adaptabilité du genre réside dans l’interrogation sans cesse renouvelée qu’il porte sur le trait, support commun à la peinture et à l’écriture, et sur la langue, grâce à la forme prégnante, interprétant universel seul en mesure de lutter avec l’emprise du sens textuel (Nicole Biagioli, Daniel Bilous, Lire le calligramme, Protée, vol.14, n°1-2, 1986). + d'infos et images

PAGE COMPLETE SUR CARAVAN
Yazid_Kheloufi.htm

Auteur : cs

Virginie Boutin

mardi 20 septembre 2011 à 05h38 par carol shapiro


" La pensée est la matière que je travaille au corps pour affleurer la vie parce qu'elle est la surface que l'on arpente pour s'y frayer un chemin… "

Virginie Boutin, artiste-essayiste.

Comment a-t-on pu penser qu'à force de penser, la pensée parviendrait à autre chose
qu'elle-même ? La première croyance de la pensée, c'est elle-même.
Mon travail ne consiste pas à représenter le réel mais à représenter la pensée au sein du réel.
Or comment représenter la pensée à elle-même ; donner à voir le processus réflexif de tout esprit qui se produit


Tour de tête.80x90x60.2009



www.virginieboutin.org/
***

Interstice -Une image de la pensée dont l'art est l'anamorphose.

En dépit des apparences, l'art ne fabrique pas de représentation du réel mais tend à représenter la pensée au sein du réel, car la pensée ne représente pas le réel, elle s'y représente elle-même.

L'illusion n'est pas là où on l'imagine. Si nous cultivons le monde en idées, c'est parce que la pensée l'ensemence, et non parce qu'il a été originellement pensé, c'est-à-dire conçu par un esprit du même acabit que le nôtre.

En d'autres termes, la représentation dont use l'art n'enferme pas le réel dans l'image que la pensée s'en fait, mais forme l'image de la pensée, qui en se réalisant, virtualise le réel.

La pensée est l'espace où nous sommes au monde et d'où nous le projetons - un entre-monde -ce pourquoi elle n'est jamais au réel sans en être tout à fait hors, sur le bord, entre le corps et le dehors, à mi-lieu des deux bien qu'au milieu de nulle part, comme le point de fuite où s'artificialise leur rapport.

La réalité de la pensée, sans implantation réelle, est d'incorporer la vie. Elle ne s'invente qu'à l'endroit de son entrecroisement immanent, l'intermédiarité pour dispositif d'où émerge le jeu synaptique et neuronal dont les connexions et variations sont la dimension. La machinerie cérébrale s'agrège au réel en établissant les liaisons entre nos sens qui sont les prolongements organiques et fonctionnels résultant précisément du contact entre l'espace vital et l'espace réel.


Synapses.Cartographie mentale participative.90cmx95cmx4cm.2009

Leur corrélation est l'interstice dans lequel se hasarde nécessairement la pensée.

En ce sens, préliminairement à toute tentative de représenter le réel, la synesthésie sensible qu'opère la pensée l'entraîne à effectuer en permanence des modifications de soi, en fonction des variables corps et dehors dont elle produit la relation.

Phénoménalement, la pensée est une ininterrompue métamorphose, une réaction en chaîne continue.

Or, bien que la pensée soit en dehors du réel, elle n'en n'est pas moins au-dedans d'elle-même.

Notre esprit est l'infinie surface que l'on arpente pour affleurer la vie et s'y frayer un chemin. Une scène incessante où les interactions dialoguent comme autant de personnages démultipliant les fables, sans jamais déserter leur propre théâtre.

Car la pensée est incapable de se quitter, inapte à ne plus penser, d'où sa foi confuse en son absoluité, qui pourrait bien tenir sa raison d'être de la donnée immédiate de son élémentaire indissociabilité.

La pensée est notre horizon indépassable dont le réel n'est qu'un paysage, discontinu et fragmentaire, le seul hors-champs où projeter les effets de sa machinerie.
Toutefois, ça n'est pas sa propre image que la pensée réfléchit sur le monde, elle est impuissance à s'imaginer, son oscillation continue n'est pas capturable. Ce que la pensée met en scène, c'est le rapport entre le corps et le dehors. Sur le fil de leur intersection, la pensée imagine dans la marge.

C'est l'image de cette relation constitutive façonnant sa réalité mouvante que la pensée projette. Elle qui ne se fait et ne se refait qu'à l'intérieur de cette interaction, la reproduit indéfiniment, si bien que la pensée n'existe que dans la représentation de son processus irreprésentable.

L'art ne représente donc pas le réel, il donne à voir la représentation. C'est-à-dire que derrière ce que nous prenons pour une apparence, se manifeste la réalité de notre pensée qui déborde notre imagination.

De la même manière que nous ne pouvons imaginer un univers infini en expansion, nous ne pouvons former l'image d'une pensée indéfinie en évolution, mais nous pouvons en former l'idée.




Renversement.280 x 130 x 50 cm. 2009

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Fred. L'Epée

mercredi 15 juin 2011 à 23h19 par carol shapiro

PATHOLOGY OF PICTURES

By Fred. L'Epée

HOME PAGE OF THE FILM :
http://fredlepeeroom3.blogspot.com/

www.fredlepee.com
***

L'image est un processus qui ne s'arrêtera jamais. Nous appartenons à elle pendant qu'elle appartient à nous. Nous la filmons. Nous la regardons. 
Elle forme l'expansion de notre être. Notre altération privée, intime.



L'image est un mouvement psychologique (geste, acte et temporalité).

Mais l'image crée également une pathologie qui influence psychologiquement nos formes quotidiennes et nos modes fonctionnels. 
Réversible comme le symbolisme d'un miroir et dominé par la fascination de la beauté et de son opposé ; l' Aïdos éternel sans fin, refus et chasteté du corps. 
La persécution métaphysique pour corrompre certainement notre corps. 

Certainement. 
L' Image et son mouvement. 
L'image est son expansion.
Un jeu avec du charme s' est établi.


The Passengers THE FILM from Fred. L'Epee on Vimeo.

Dans mon dernier film « The Passagers » (2010),  j' explique la présentation métaphysique du corps, la perte de sa forme par son altération. La pathologie existentielle où le corps perds sa similarité avec la forme pour devenir informe….  L' Aïdos Eternel.

Ce sont là les bases de données essentielles dans lesquels on découvre dans la recherche introspective de la personne, le positionnement de sa dénomination sociale. 

Malheureusement, l 'image devient une abstraction trop imposante sur nos modes de vie et notre cogitation. 
Dans la réaction, nous créons la réaction, à travers elle, nous l'employons pour imaginer notre liberté, nos cris, nos dérives ou luttes sociales. Nous appartenons à elle pendant qu'elle appartient à nous. Nous la filmons. Nous la regardons. Elle forme l'expansion de être.

Certainement, le jeu de charme s' est maintenant et réellement établi. L'image est une idylle mortelle de l'avoir aimée, dormi et d'avoir couché avec elle.


Comme une fable , c'est l'histoire d'une exhibition métaphysique s'élèvant comme un nuage érotique, devenu parfois Orage et retombant vers la Terre sous forme de Pluie pendant que la foudre défonce les couches de l'Atmosphère.

Le corps perds alors sa ressemblance avec la forme pour devenir Informe.... L'Aidos éternel.

The Passengers  est une réalisation experimentale et  alternative recherchant un mode différent de narration visuelle ou d'autres conventions réelles. 

Ce sont des causes émotionnelles qui ont fait que la réalisation de « The Passengers » à réellement été aboutie. Basé sur un an d'écriture, plusieurs versions ont existé, maintenant sauvegardées et archivées. 
La version définitive a été tournée à Thessalonique dans le nord de la Grèce et à Athènes. 

La structure alternative du cinéma indépendant dans l'expansion tellement simple de ce qui est.

PATHOLOGY OF PICTURES
By Fred. L'Epée

 The Passengers (2010)

By Fred. L'Epée
www.fredlepee.com

Texte de Marc-Williams Debono sur "earth" - toile de Sayed raza

mardi 14 juin 2011 à 23h48 par carol shapiro

Marc-Williams Debono sur earth, toile de Sayed Raza


http://plasticites-sciences-arts.org/


earth - sayed raza



A L'OREE DU JOUR


A l'orée du jour
Un jaune opacifié,
Une fournaise
Dont l'ombre
N'aurait jamais
Suivi le cours.


Cette ombre
Je l'ai muée
En trou de lumière,
En aveugle cécité,
Ce qui signifie
En langage nucléal
Traînée blanc-bleu,
Vide éreinté,
Ce qui pousse la nuit
A épouser le jour.


A l'orée du jour
Cette anecdote
D'un flanc équidé
Qui n'aurait jamais
Suivi le cours des ocres,
Aurait chevauché
L'étoilée bancale,
Se vautrant<
Dans les azurés,
Les gris fuligineux,
Aurait défié
Toutes les encres,
Les herses de feu,
Pour atteindre l'acmé,
La sublissime
Coulée jaune or
Qui humanise la chose,
Conduit aux confins de.


Je suis allé puiser
Là,
Ce silence sacré.

MWD Longpont, Le 8 Juin 2011

Daniel Leduc

samedi 9 avril 2011 à 23h16 par carol shapiro


Daniel Leduc




www.harmattan.fr/daniel-leduc

***


Toutes les rues ont une destinée,
ne sont que passage,
traversée
où tenants et aboutissants se rejoignent
dans un même entrelacs. Je
circule
entre le désir et l’errance,
avec dans mes pas la volonté de me perdre
là où les femmes surprennent
ce qui ne se dit pas.

Regardez comme les toits
sont les planchers du ciel,
comme l’asphalte
recouvre
ce qui est tu.
Partez plus loin que la raison –
allez donc voir
tous ces oiseaux
sans ailes…


Le piéton de la ville déplace son regard dans la lenteur du jour.
Chaque pas est une seconde
dans un premier temps,
un mètre déployé
par une pensée en marche ;
chaque pas s’en va
vers la face qui nous crée.
Et je m’en vais tranquille
au plus près des façades,
derrière lesquelles se vautrent
de nouvelles ombres, furtives –
comme est furtif
le mot. Je marche
en une phrase
qui traverse
les saisons.

L’allure est un écho,
au timbre
imperceptible.

Les trottoirs, souvent, s’inscrivent comme des pages
dans un livre de grêle ou de printemps.
Des vendeurs à la sauvette s’y déploient
dans des cris de mouettes ou d’échassiers ;
on y trouve ainsi des montres et des miroirs,
du temps furtif, et de la fantaisie ;
le jour s’échappe à l’approche du gendarme ;
on y trouve des pensées, subitement gaillardes ;
des gestes incongrus qu’il faudrait disséquer ;
de la moelle
dans les mots des passants.

Les trottoirs, parfois, sont les toits où s’abritent
ceux qui n’ont plus de toit, plus de porte à franchir,
sinon celle qui les porte
vers les seuls courants d’air ;
trop souvent les trottoirs nous soufflent
l’arbi-
traire – la vie
qui passe,
dévêtue
livide,
épluchée --
jusqu’au sang.


Alors même que le trafic s’accroît,
que les artères se sclérosent, que les
carrefours tournent en rond : je débarque.
Des pigeons roucoulent
comme des vagues
sur mon regard breton
. Il paraîtrait
que les places
ont toujours été prises ; que le vide
s’est occupé
des demandes sans réponses –
l’espace n’a d’infini que ses propres limites.
Parce qu’il faut traverser
au risque
de se faire aplatir,
je baisse les paupières –
jusqu’à la nuit
tombée
.
Un klaxon vrombit ;
il est temps…
d’espacer.


Le fleuve traverse la ville sous des clartés latentes ;
ses eaux miroitent l’obscur passé des pierres ;
et ce futur qui nous attend
dans l’embrasure du ciel.
Quelques nuages, lourds de souillures,
annoncent une pluie, âcre,
comme de l’acide.
Il y a des feux qui réchauffent,
d’autres qui consument.
Dans la bouche
une odeur de pétrole
brûle
mes mots.
Des lettres
se pétrifient.
Déjà.


Daniel Leduc

extraits d'un ouvrage à paraître intitulé Gestes du Jour

Lire le texte de Daniel Leduc sur une photo de Stéphane Reymond

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