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Actualités - Journal de L'A.E.E.M.O

Par la Magie …du Patrimoine - René Montaner

lundi 24 septembre 2012 à 16h40 par Equinoxe Bruno

Par la Magie …du Patrimoine  - René Montaner

Par la Magie …du Patrimoine - texte/photos : René Montaner

Voilà bientôt plus de 40 jours que, comme Noé au moment du déluge, nous consultons tous les matins... le fameux livre d'Or de l'Aeemo afin d'y voir apparaître un petit signe de vie qui nous permettrait de descendre de la "Barquica" pour nous promener( à sec ),à travers les vieilles rues de notre quartier de la Marine oranaise.

Pour ma part, et en rappelant que j'ai vu le jour dans l'un des immeubles situés sur la petite place Kléber, j’avoue que ma curiosité naturelle m'aurait sans doute poussée à entrer dans l'ancienne Préfecture de la ville dont je voyais l'imposante façade en permanence, mais dont je n'ai jamais eu l'occasion d'en découvrir l'intérieur.
La seule décoration que nous pouvions apercevoir de nos terrasses et balcons voisins (les jours de grandes fêtes nationales où le Préfet recevait tout le gotha oranais) était le grand lustre du hall d'entrée qui, avec ses lampes aussi nombreuses que celles d' un sapin de noël et ses perles de verre en forme de gouttes d'eau d'un style plutôt rococo!... mettaient en lumière et en valeur toutes ces belles dames qui descendaient de limousines décapotables, avant de gravir le magnifique perron en double escalier qui ornait son austère façade.

Tandis que Les honneurs étaient très souvent rendus par une unité de la légion étrangère ou par des spahis, en grand uniforme...nos yeux se posaient, en particulier, sur leur mascotte qui n'était autre qu'un bouc ou un bélier...portant, au collier, les multiples décorations et citations du régiment !

Imaginez aussi qu’ 'il nous suffisait uniquement de traverser la petite place Kléber pour découvrir de l'autre côté de la rue, le fameux et premier grand hôtel d'Oran qui portait le nom "d’Hôtel de la Paix.

(suite ci-dessous)

Par la Magie …du Patrimoine - Texte/photo René Montaner

lundi 24 septembre 2012 à 16h38 par Equinoxe Bruno

Et dire que jamais au grand jamais, durant toute mon enfance et ma jeunesse oranaise, je n'ai entendu quelques anciens nous raconter que c'est dans cet hôtel que l'Empereur Napoléon III... passa une nuit, lors de son voyage en Algérie en 1865.

C'est bien dommage que le fait nous soit passé inaperçu car j'aurais bien aimé visiter la "chambre impériale" et écouter ce que les vieilles pierres de cet hôtel, pouvaient encore nous raconter de ce voyage historique.
Voilà, un petit retour sur l'histoire de notre quartier qui démontre, à l’évidence, que nos rues, nos places nos monuments, notre port...devaient receler de nombreux endroits quasiment impénétrables où seuls, quelques hauts dignitaires, civils, militaires ou religieux pouvaient accéder.

Alors et pour redescendre sur terre (comme la colombe de Noé, porteuse d'une branche d'olivier!) Je terminerai mon voyage dans l'espace et hors du temps en espérant que, après moi, d'autres ami(e)s viendront à leur tour, nous dévoiler quelques belles histoires qui dorment encore au plus profond de leurs mémoires.
Allons enfants...de la Marine... n’attendons pas le prochain déluge pour remettre notre petit bateau à flot, car le risque est grand...de retomber une nouvelle fois" en quarantaine "...mon capitaine !

" « Patrimoinement Vôtre" René

PS : Merci à Guy « mon grand frère ! »…pour la série de photos (anciennes et rares) qu’il m’a adressées et parmi lesquelles j’ai eu beaucoup de mal à faire un choix…merci enfin à Bruno Carbajal, l’animateur de notre site qui, au vu de mon premier texte entièrement écrit, m’a demandé de lui fournir ces clichés afin d’en agrémenter la présentation.

"Rue de La Calère"

mardi 24 juillet 2012 à 14h40 par Equinoxe Bruno

"Rue de La Calère"


" Un drôle de nouvelle: Par le biais d'une valise diplomatique (!), par le vol d'un téméraire pigeeon voyageur (!!), ou alors par l'opération du St-Esprit (!!!) est parvenue au domicile d'un brave Calérien une plaque de rue de notre bonne ville d'Oran.....!

Qui plus est? Cette plaque porte l'appelation "Rue de La Calère", artère située dans le dit-quartier, autrefois dénommé "Calera", partie intégrante de La Marine ou, comme disaient certains mal-intentionnés, les Bas-Quartiers. Cette plaque était apposée au début de la venelle débouchant sur la place Isabelle; il s'agit d'une pièce rare, unique et originelle ; elle fait partie désormais de notre patrimoine de Marinero.

Conservée en un lieu discret et digne de confiance, elle pourrait néanmoins être un jour présentée à nos amis lors d'une prochaine rencontre avec le faste qu'il se doit, compte-tenu du caractère historique de cette simple, mais, ô combien représentative plaque."

Malgré le Temps…(Texte de René Montaner-Sur une musique de Léo Ferré)

jeudi 28 juin 2012 à 10h18 par Equinoxe Bruno

Malgré le Temps…(Texte de René Montaner-Sur une musique de Léo Ferré)

Malgré le Temps…(Texte de René Montaner-Sur une musique de Léo Ferré)


Malgré le temps qui passe …oui…je m’souviens
Je m’ souviens des vieilles rues de notre quartier et des lieux qu’on aimait.
Parmi les images qui me reviennent en mémoires, je revois :

- La petite Place Kléber où je suis né… avec ses trois palmiers et son bassin toujours à sec!
- La place de la République… avec sa fontaine et son kiosque à musique.
- Le clocher de l’église Saint Louis …et ses cigognes en hiver
-La rue de l’Arsenal descendant vers la « calère »…avec ses ruelles, ses rampes, ses maisons basses et fleuries, comme en Andalousie, et le célèbre « Caminico dé la Muerté » qui donnait le vertige aux petits…mais pas seulement !
-La rue Haute et Basse… d’Orléans…bien sur…artère principale de la Marine où, petits et grands Cafés se succédaient ...pour étancher toutes les soifs …fêter les succès …ou noyer les chagrins.

Je m’souviens aussi …
-Des feux de la St Jean… qu’il nous fallait sauter pour faire partie des grands
-Du Ciné « le Familia », avec son rideau rouge, ses fauteuils garnis…de puces et son WC …mal odorant
-Des files d’attente… aux fontaines pour aller chercher l’eau douce …qui manquait aux robinets
-Et enfin… dressée devant l’incontournable Réplacette et son petit muret…notre imposante et impressionnante école Emerat…siège de tous les savoirs, de tous les devoirs et de tous nos maux d’enfants.
C’est grâce à elle et avec l’aide d’une ancienne photo de classe, que notre ami Jean Claude a réussi à nous rassembler, depuis quelques années déjà.

(SUITE) Malgré le Temps… (Texte de René Montaner - Sur une musique de Léo Ferré)

jeudi 28 juin 2012 à 10h15 par Equinoxe Bruno

(SUITE) Malgré le Temps… (Texte de René Montaner - Sur une musique de Léo Ferré)

(suite) Malgré le Temps… (Texte de René Montaner - Sur une musique de Léo Ferré)

C’est là ,dans cette école Emerat ,que nous avons appris à lire et à compter avec quelques instits qui parfois mal léchés, nous appliquaient des règles … jusque sur le bout des doigts, pour que l’on n’oublie pas …oui…pour que l’on n’oublie pas.

Oui…c’était le temps où notre quartier sentait bon l’Anisette et la kémia…le Tabac de chez « Bastos » et le parfum des filles qui chaloupaient leur démarche, pour « faire un boulevard » sur la Place de la République, le soir venu.

(sur la photo : Jo Bru, René Montaner et Christian Renck)

A ce quartier qui fut celui de nos plus beaux rêves d’enfants et d’adolescents…celui aussi de nos premiers baisers…de nos premières amours…de nos premières cigarettes, le long des quais du vieux port, dominés par la colline de Santa Cruz… je dédie un petit texte chanté sur une musique de Léo Ferré…

Malgré le Temps…malgré le temps, Oui…je m’souviens
Des rues de notre quartier et des places qu’on aimait
Des plages de la Corniche…où nous allions nager
Et d’la musique d’Elvis qui nous faisait rêver…

Malgré le temps…malgré le temps, oui…je m’souviens,
D’un bateau s’éloignant de l’horloge d’un quai
D’un adieu à la terre sur laquelle nous sommes nés,
D’une vierge, Là-haut, qu’on quittait à jamais
De parents et d’amis dont la vie se brisait
Et d’enfants d’la Marine à jamais dispersés…

Malgré le temps…Oui… Marine …je m’souviens.

(sur la photo : René Montaner)

" La Mona " de Misserghin - René Montaner

jeudi 12 avril 2012 à 20h35 par Equinoxe Bruno

" La Mona "  de  Misserghin - René Montaner

" La Mona " de Misserghin par René Montaner
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Même si quelques amis me disent et me répètent souvent :

- il ne faut pas trop " Méditer...René ! " ...je ne peux m'empêcher de penser à ces Fêtes Pascales que nous passions souvent,soit sur les flancs de la colline de Santa Cruz,soit dans la forêt de Misserghin qui pour nous, étaient des Hauts-lieux de pélérinage .

Enfant,je me souviens que lorsque nous allions pique-niquer dans la forêt de Misserghin le lundi de Pâques, j'avais comme une espèce de peur bleue,de me retrouver " nez à nez " avec une bête sauvage qui dans mon imaginaire, serait venue de la Montagne des Lions !

Fort heureusement,la présence d'une foule nombreuse et sans doute aussi, le pouvoir miraculeux de l'eau de sa grotte et de sa vierge agissait sur moi comme une cartharsis de toutes ces angoisses et ces peurs que nos parents entretenaient inconsciemment en nous, à travers quelques histoires qui devaient nous rendre...encore plus sage !

En revanche,ce qui m'arriva en ce lundi de Pâques 1953,ne fit pas la Une de l'Echo d'Oran mais pour moi,ce fut un véritable choc !...dans tous les sens du terme.

Imaginez qu'à la fin de cette belle journée champêtre et après avoir dégusté de bons morceaux de "Mona" que ma mère et mes tantes venues d'Aïn el Turck avaient préparées, il nous fallut,reprendre l'autocar pour rentrer à Oran.

La foule était nombreuse,la file d'attente longue et la route sur le bas côté de laquelle nous attendions plutôt étroite.

Les chauffeurs avaient beau jouer du klaxon, peu de gens s'écartaient pour leur faciliter le passage.
La tension était forte , des cris commençaient à s'élever ici ou là ,et soudain,une grande bousculade se produisit dans la file d'attente.

(Suite ci-dessous)

Auteur : René Montaner

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