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Actualités - Journal de L'A.E.E.M.O

Nouvelles photos

vendredi 18 février 2011 à 08h51 par Equinoxe Bruno

Nouvelles photos

Bonjour,

De nouvelles séries de photos ont été rajoutées dans les rubriques ci-dessous (nouvelles photos en bas de page).
Cliquez sur les menus à gauche des pages pour les visionner.
Photos rajoutées :
- Photos quartier diverses
- autrefois...le quartier
- vie quoitidienne
- photos sports
- marineros aujourd'hui

Le Gâteau des Rois - 23 janvier 2011

mardi 8 février 2011 à 21h26 par Equinoxe Bruno

Le Gâteau des Rois - 23 janvier 2011

Bonjour,

Une nouvelle mise à jour du site a été faite aujourd'hui concernant Le Gâteau des Rois :

CLIQUEZ ICI POUR VOIR LES PHOTOS !

Le Gâteau des Rois

Un nouveau lieu, une nouvelle salle, un nouveau traiteur attendaient les 106 Marineros (as) pour fêter les Rois en ce 23 janvier 2011 : les « Salons de Laure » près de Chateauneuf-les-Martigues.

Les prestations fournies ont dépassé les espérances, tant par l’amabilité du personnel, la décoration de la salle, et surtout par la qualité des « Buffets du Monde », apéros et desserts compris. Il y en avait pour tous les goûts : asiatiques, ibériques, marocains, sud-américains, français certes ; chacun, à sa guise, avait un choix très élargi ; de plus, la saveur était présente partout.

Quant à l’ambiance, dirigée par un DJ habitué à ce genre de rencontre, elle fut endiablée, d’autant que la salle s’y prêtait à merveille : lasers, jeux de lumières, au sol, plafond, murs, une réelle discothèque !!! Aussi, les Marineros et Marineras en ont profité au maximum, envahissant la piste de danse, tapant dans les mains et chantant en chœur… ! Un régal de les voir s’amuser ainsi , malgré les années qui passent inexorablement ; La Marine est toujours aussi vivace…

Les photos démontrent tout cela….. "

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JO BRU

Message de René Montaner

vendredi 21 janvier 2011 à 10h43 par Equinoxe Bruno

Les Fêtes sont terminées !
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Après une fin d’année 2010 plutôt riche en messages et anecdotes diverses, la coupure des Fêtes qui nous incite à ne rien faire entre Noël et le jour de l’An, semble se prolonger bien au-delà de la durée légale autorisée !
Est-ce un effet indirect du coup de froid climatique ou bien tout simplement un signe qui indique que les boites de chocolats ne sont pas encore terminées ?
Pour ma part,j’attendais ,avant de reprendre le cours normal de nos échanges ,que le sapin,les guirlandes et les boules de décoration qui ornaient les pages d’accueil du site, soient rangées au grenier …
Merci donc à Bruno, de bien vouloir siffler la fin de la trêve…même si les Reines et les Rois de l’Asso. ne sont pas encore étaient tirés !

Alors me direz-vous, quoi de neuf, en ce début d’année ?
Si les sujets de chronique ne manquent pas dans l’actualité, celui qui a retenu toute mon attention, est la parution du petit livre « Indignez-vous ! » de Stéphane Hessel.
Au-delà de son contenu, que je ne commenterai pas, j’ai surtout été « émerveillé ! » de voir que ce jeune homme de 93 ans ! était encore capable de s’indigner et de nous donner une bien belle leçon d’espérance, à travers un petit livre d’une trentaine de pages !
Comme quoi il n’y a pas d’âge pour réussir ou pour apprendre.
J’espère donc que cette nouvelle année nous fournira de multiples occasion de nous émouvoir de nous indigner de nous passionner …bref,de nous sentir « vivant ! ».
Au chapitre des bons moments d’amitié à venir, il y aura bien entendu, les 10 èmes retrouvailles à Santa Susanna en Juin prochain ; à ce propos, je voudrais indiquer à notre amie Marcelle Fangouse, que je suis ravi de sa candidature pour l’éventuelle chorale de l’AEEMO.
Sa voix de Soprano résonne encore à nos oreilles surtout dans la magnifique adaptation et interprétation de sa « Lettre à Oran » d’après l’air de « je suis malade » de S.Lama.
J’espère que d’autres belles voix viendront renforcer le chœur, qui compte aussi sur Fernand pour les percussions et Raymond pour la Musique.
On pourrait imaginer que les répétitions aient lieu tous les jours, du lundi au jeudi, entre 18 et 19h. dans la salle de spectacle du Sous-sol.

Voilà, pour ce premier message 2011, un programme qui ne demande qu’à s’étoffer.
A noter que chacun pourra, par site interposé, faire part des chansons qu’il voudrait qu’on inscrive au programme…le choix définitif se fera, en commun, une fois sur place.

En attendant vos propositions, et en bon « Marinier » je largue les amarres, en écoutant chanter …le vent !
Avec toute mon Amitié
René

Comme un Cadeau de Noël - René Montaner

jeudi 23 décembre 2010 à 11h17 par Equinoxe Bruno

Comme un Cadeau de Noël - René Montaner

Comme un Cadeau de Noël

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Parmi les meilleurs souvenirs que je garde de certaines nuits de Noël de mon enfance, je me souviens que ,juste avant d’aller à la Messe de Minuit au Patronage de la rue de l’Arsenal,mon frère aîné Henri ( décédé en 1986) qui avait 11 ans de plus que mon frère cadet Guy et 13 ans de plus que moi ,nous emmenait ,en compagnie de sa fiancée et future épouse Francine,dans un des grands cinémas du centre ville,pour assister au dernier des films de « vedettes » du cinéma qui avaient pour nom à l’époque : …Jerry Lewis,Dean Martin, Tony Curtis ou encore Frank Sinatra.

Dean Martin

Il était souvent très difficile d’obtenir des réservations pour ces soirées « ultra-chic ! » où chacun mettait sa plus belle tenue de soirée et où les « belles et riches » oranaises portaient manteaux ou col de fourrure et embaumaient leur entourage de parfums de Paris !

En cette veille de Fête 2010, je me suis senti assez proche de cette époque, lorsque, avec mon épouse Michèle, nous avons décidé de prendre deux places pour « un Balcon sur la Mer » le dernier « opus » de l’Oranaise Nicole Garcia. (je précise qu’il n’y a aucun lien de parenté avec un certain Nicolas du même nom !)
Il y a quelques temps déjà, j’avais eu l’occasion de lire, ici ou là, quelques papiers sur ce film mais, ce qui m’incitait le plus à aller le voir, c’était le fait que, une partie de son action se déroulait à Oran.

Alors me direz-vous, « comment l’as-tu trouvé ? ».

Et bien, ma première impression en sortant de la salle, fut plutôt positive.
Ce film qui pour nous « Pieds-noirs » a une forte valeur cathartique,mélange à la fois quelques clichés de notre ville natale ,des situations de la guerre d’ ’Algérie ,des amours d’enfants et une étonnante et surprenante histoire d’escroquerie immobilière !

Comme un Cadeau de Noël (suite)

jeudi 23 décembre 2010 à 11h15 par Equinoxe Bruno


"Un Balcon sur la Mer" de Nicole Garcia - bande annonce

Avec la sensibilité qu’on lui connaît, Nicole Garcia réalise là, à mon avis, un film très intimiste qui d’une certaine manière, m’a fait repenser à celui de l’Algérois Alexandre Arcady, dans « Là-Bas »que j’ai vu il y a quelques années.

Si , à votre tour ,vous allez le voir, vous remarquerez sans doute que la caméra de Nicole Garcia est souvent en « retenue ! » dans de nombreuses scènes et en particulier, les plus passionnées.

Si, j’avais une remarque critique à formuler, je dirai tout simplement que ce qui m’a paru faire le plus défaut dans ce film, c’est « l’humour pied-noir oranais ! » qui en toutes circonstances pouvait nous permettre de passer « du rire aux larmes ! » et inversement.

Enfin, la seule chose que je voudrais rajouter pour terminer et sans déflorer le sujet, c’est qu’à travers ce film, Nicole Garcia nous prouve, s’il en était encore besoin, combien elle reste attachée à sa ville natale, à ses souvenirs d’enfance, et aux deux valeurs essentielles qui l’ont probablement guidée dans la vie : le Théâtre et L’Amour.

Ce film est, en cette période de Fête, le plus beau cadeau qu’une Oranaise pouvait nous faire…Il faut le voir…absolument.

Bonne séance, Bonnes Fêtes et à l’Année prochaine !

René

Ps : Qu’il me soit permis de féliciter et de remercier l’animateur de notre site : Bruno Carbajal, pour la décoration et l’illustration des pages et des messages.
Pour nous Tous, il est un peu « Notre Père Noël »

La dinde de Noël - René Montaner

jeudi 9 décembre 2010 à 14h30 par Equinoxe Bruno

La dinde de Noël
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La fête de Noël approchait à grands pas.
Dans chaque maison, l’heure était enfin arrivée de faire les derniers achats qui serviraient à la préparation du traditionnel repas de Noël.

Comme chaque année, ma mère se rendit au Marché « Honscott » situé à proximité de la place de la Perle, afin d’y acheter des légumes, des fruits, des œufs et de la charcuterie fine, mais aussi et surtout, pour prendre livraison d’une dinde vivante, qu’elle avait pris la précaution de commander, plusieurs semaines à l’avance, à son marchand de volailles habituel.

Comme le poids et le volume de tous ces achats lui paraissaient trop important pour elle toute seule, elle me demanda de l’accompagner, dans l’unique but de prendre en charge, l’encombrant gallinacé.

A priori, cette mission ne me plaisait guère car, du haut de mes 10 ans et encore en culotte courte, je craignais, mais sans trop l’avouer, que cette volaille, dans un mouvement de panique ou de défense, tente de se dégager de ma prise et se mette à me piquer les jambes avec son bec acéré ou me blesse des griffes et ergots de ses pattes.

Finalement, je réussis à bien m’acquitter de cette tâche en la transportant, tête en bas… les deux pattes bien ficelées.

Arrivé sur la terrasse de l’immeuble où nous habitions et qui se situait au n°1 de la rampe de Madrid, nous prîmes nos dispositions pour l’attacher solidement à une rampe en fer qui servait de garde fou à un petit muret de protection d’où nous dominions toute la place Kléber.

Tous Les habitants du quartier de la Marine connaissaient bien cette petite place circulaire avec ses trois palmiers dattiers qui s’élevaient presque aussi haut que les toits et terrasses des immeubles qui l’entouraient.

Après deux jours d’une longue attente, l’heure du « sacrifice » arriva. Ma mère, qui d’ordinaire supportait très mal de voir souffrir les animaux, pris ses dispositions pour que l’opération soit la plus brève possible. Pour ce faire, un grand récipient d’eau chaude bouillait déjà sur le feu et, la lame du plus grand couteau de cuisine que nous possédions, avait été affûtée comme le fil d’un rasoir.

A l’heure « H », le couteau de ma mère tomba sur le cou de cette dinde, tandis que, de mon coté, j’essayais de la maintenir immobile, le plus fortement possible..

Le sang jaillit avec une telle force que j’en fus complètement aveuglé et renversé ! A peine le temps de voir que la tête avait bien été tranchée que, déployant alors violemment ses ailes, la volaille m’échappa et se mit à courir dans tous les sens, éclaboussant de son sang tout sur son passage avant que, dans un dernier effort, elle ne réussisse à prendre son envol !
Incroyable…la dinde qui avait « perdu la tête ! » se mit à voler jusqu’à l’un des palmiers de la place où elle se posa, juste au-dessus d’un régime de dattes.

La scène, bien entendu ne passa pas inaperçue car il n’était pas loin de Midi et il y avait, à cette heure là, beaucoup de monde sur la place et tout autour de celle-ci.

De notre côté, nous étions complètement affolés, ne sachant plus que faire et où donner de la tête !
Ma mère,du haut de la terrasse,faisait de grands gestes et poussait de grands cris…dans l’espoir que la dinde l’entendrait .Mais comment imaginer que la pauvre bête pourrait nous voir ou nous entendre, alors que sa tête était restée sur la planche à découper !

Les chauffeurs de taxis qui stationnaient tout autour de la place se mirent à faire usage de leur klaxon, pensant eux aussi,que le volatile finirait bien par avoir peur…et ainsi, retomberait sur la terre ferme.

La dinde de Noël - René Montaner

jeudi 9 décembre 2010 à 14h19 par Equinoxe Bruno

La Dinde de noël (Suite...)

A leur tour, le planton de l’ancienne préfecture aidé en cela par l’agent de la circulation du carrefour,se postèrent sous le palmier et s’interrogèrent longuement,sur l’intérêt ou pas de faire usage de leur arme de point !

Le risque de voir une balle perdue atteindre une cible imprévue, les en dissuada et tout le quartier, du sol aux balcons, en passant par les fenêtres, n’avait d’yeux, que pour cette pauvre dinde décapitée !

L’idée d’utiliser des frondes que nous appelions « des stacks ! » fut également évoquée mais abandonnée, pour la même raison que pour les armes à feu.

Mais alors, comment faire enfin, pour déloger cette « gourde de dinde ! » sans prendre le moindre risque pour les biens et les personnes?...

Le Préparateur de la Pharmacie « Hugonnencq » qui, comme tous les autres commerçants de la place, étaient sortis sur le trottoir, suivait avec une particulière attention le déroulement et l’évolution de la situation ;bien entendu,il se tenait prêt à intervenir,en cas de besoin…conscience professionnelle oblige !

C’est alors que…le petit cireur de chaussures de la porte de Canastel …vous savez bien !...celui dont j’ai déjà eu l’occasion de parler dans une anecdote précédente…eut une idée géniale !
« - il faut…dit-il, demander au planton de la Préfecture d’actionner la sirène de l’alerte pour incendie…et, tu verras…je suis sur que dans 10 minutes, les Pompiers seront là avec la grande échelle !… ».

… il avait raison !
Une fois l’alerte donnée, on ne tarda pas à entendre retentir les premiers « Pin..Pon..Pin..Pon… » qui descendaient par la rue Philippe.

Un renfort de policiers était venu sur place !... prêter main forte, car la circulation commençait à être sérieusement perturbée.

La rumeur circulait qu’un palmier de la place risquait de tomber à tout moment, suite à un choc violent qu’il venait de subir de la part d’un gros rapace qui se trouvait encore prisonnier dans l’arbre !!!

Quelle histoire !...on se serait cru à Marseille…mais avec l’accent en moins !

Enfin, « le Camion Amiral de la flotte des Sapeurs Pompiers d’Oran!» arriva, avec la grande échelle.

Pour tous les enfants du quartier ,c’était un peu Noël avant l’heure ; beaucoup parmi les plus petits ,avaient en effet,commander des camions et des panoplies de pompier ,au Père Noël.

De mémoire d’anciens, personne ne se souvenait d’avoir vu un jour, un aussi beau matériel !

Une fois la grande échelle déployée, deux sapeurs en gravirent les marches très rapidement et, arrivés tout prés du sommet de l’arbre, ils lancèrent sur la dinde une sorte de petit filet circulaire qui l’enveloppa et l’immobilisa définitivement.

La dinde ainsi capturée, il ne nous resta plus alors qu’à la préparer, pour la fameuse nuit de Noël…en priant Dieu …qu’elle n’ait point perdu ,après toutes ces épreuves et autres émotions,la finesse et la tendresse de sa chair.

Alors…chers amis…même si, à ce moment précis de l’histoire, vous n’êtes plus obligés de croire au père Noël ! il faut quand même que je vous dise que, après la messe de Minuit célébrée au Patronage de la rue de l’Arsenal, toute notre petite famille se trouva réunie autour d’une belle table où de multiples bougies brillaient jusque dans nos yeux.

Enfin, lorsque ma Mère arriva de la cuisine, portant sur son plus beau plat de Fête, la fameuse dinde aux marrons qu’elle avait préparée si délicatement, chacun comprit que quelque chose de mystérieux venait sans doute, de se produire.

En effet, pendant que nous étions partis à la Messe de Minuit, « la dinde aux marrons » s’était, par une mystérieuse alchimie, transformée en « une dinde aux cœurs de palmier et aux dattes confites ! »

Etait-ce là, les doux fruits de ces trois palmiers de la jolie petite place Kléber de la Marine ?

Difficile de le savoir mais, quoiqu’il en fût… je crois que chacun vit là, un miracle de Noël… et un signe du destin.
René Montaner

Ps : une grande partie de ce texte est rigoureusement « authentique ».

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