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Actualités - Journal de L'A.E.E.M.O

Comme un Cadeau de Noël - René Montaner

jeudi 23 décembre 2010 à 11h17 par Equinoxe B.

Comme un Cadeau de Noël - René Montaner

Comme un Cadeau de Noël

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Parmi les meilleurs souvenirs que je garde de certaines nuits de Noël de mon enfance, je me souviens que ,juste avant d’aller à la Messe de Minuit au Patronage de la rue de l’Arsenal,mon frère aîné Henri ( décédé en 1986) qui avait 11 ans de plus que mon frère cadet Guy et 13 ans de plus que moi ,nous emmenait ,en compagnie de sa fiancée et future épouse Francine,dans un des grands cinémas du centre ville,pour assister au dernier des films de « vedettes » du cinéma qui avaient pour nom à l’époque : …Jerry Lewis,Dean Martin, Tony Curtis ou encore Frank Sinatra.

Dean Martin

Il était souvent très difficile d’obtenir des réservations pour ces soirées « ultra-chic ! » où chacun mettait sa plus belle tenue de soirée et où les « belles et riches » oranaises portaient manteaux ou col de fourrure et embaumaient leur entourage de parfums de Paris !

En cette veille de Fête 2010, je me suis senti assez proche de cette époque, lorsque, avec mon épouse Michèle, nous avons décidé de prendre deux places pour « un Balcon sur la Mer » le dernier « opus » de l’Oranaise Nicole Garcia. (je précise qu’il n’y a aucun lien de parenté avec un certain Nicolas du même nom !)
Il y a quelques temps déjà, j’avais eu l’occasion de lire, ici ou là, quelques papiers sur ce film mais, ce qui m’incitait le plus à aller le voir, c’était le fait que, une partie de son action se déroulait à Oran.

Alors me direz-vous, « comment l’as-tu trouvé ? ».

Et bien, ma première impression en sortant de la salle, fut plutôt positive.
Ce film qui pour nous « Pieds-noirs » a une forte valeur cathartique,mélange à la fois quelques clichés de notre ville natale ,des situations de la guerre d’ ’Algérie ,des amours d’enfants et une étonnante et surprenante histoire d’escroquerie immobilière !

Comme un Cadeau de Noël (suite)

jeudi 23 décembre 2010 à 11h15 par Equinoxe B.


"Un Balcon sur la Mer" de Nicole Garcia - bande annonce

Avec la sensibilité qu’on lui connaît, Nicole Garcia réalise là, à mon avis, un film très intimiste qui d’une certaine manière, m’a fait repenser à celui de l’Algérois Alexandre Arcady, dans « Là-Bas »que j’ai vu il y a quelques années.

Si , à votre tour ,vous allez le voir, vous remarquerez sans doute que la caméra de Nicole Garcia est souvent en « retenue ! » dans de nombreuses scènes et en particulier, les plus passionnées.

Si, j’avais une remarque critique à formuler, je dirai tout simplement que ce qui m’a paru faire le plus défaut dans ce film, c’est « l’humour pied-noir oranais ! » qui en toutes circonstances pouvait nous permettre de passer « du rire aux larmes ! » et inversement.

Enfin, la seule chose que je voudrais rajouter pour terminer et sans déflorer le sujet, c’est qu’à travers ce film, Nicole Garcia nous prouve, s’il en était encore besoin, combien elle reste attachée à sa ville natale, à ses souvenirs d’enfance, et aux deux valeurs essentielles qui l’ont probablement guidée dans la vie : le Théâtre et L’Amour.

Ce film est, en cette période de Fête, le plus beau cadeau qu’une Oranaise pouvait nous faire…Il faut le voir…absolument.

Bonne séance, Bonnes Fêtes et à l’Année prochaine !

René

Ps : Qu’il me soit permis de féliciter et de remercier l’animateur de notre site : Bruno Carbajal, pour la décoration et l’illustration des pages et des messages.
Pour nous Tous, il est un peu « Notre Père Noël »

La dinde de Noël - René Montaner

jeudi 9 décembre 2010 à 14h30 par Equinoxe B.

La dinde de Noël
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La fête de Noël approchait à grands pas.
Dans chaque maison, l’heure était enfin arrivée de faire les derniers achats qui serviraient à la préparation du traditionnel repas de Noël.

Comme chaque année, ma mère se rendit au Marché « Honscott » situé à proximité de la place de la Perle, afin d’y acheter des légumes, des fruits, des œufs et de la charcuterie fine, mais aussi et surtout, pour prendre livraison d’une dinde vivante, qu’elle avait pris la précaution de commander, plusieurs semaines à l’avance, à son marchand de volailles habituel.

Comme le poids et le volume de tous ces achats lui paraissaient trop important pour elle toute seule, elle me demanda de l’accompagner, dans l’unique but de prendre en charge, l’encombrant gallinacé.

A priori, cette mission ne me plaisait guère car, du haut de mes 10 ans et encore en culotte courte, je craignais, mais sans trop l’avouer, que cette volaille, dans un mouvement de panique ou de défense, tente de se dégager de ma prise et se mette à me piquer les jambes avec son bec acéré ou me blesse des griffes et ergots de ses pattes.

Finalement, je réussis à bien m’acquitter de cette tâche en la transportant, tête en bas… les deux pattes bien ficelées.

Arrivé sur la terrasse de l’immeuble où nous habitions et qui se situait au n°1 de la rampe de Madrid, nous prîmes nos dispositions pour l’attacher solidement à une rampe en fer qui servait de garde fou à un petit muret de protection d’où nous dominions toute la place Kléber.

Tous Les habitants du quartier de la Marine connaissaient bien cette petite place circulaire avec ses trois palmiers dattiers qui s’élevaient presque aussi haut que les toits et terrasses des immeubles qui l’entouraient.

Après deux jours d’une longue attente, l’heure du « sacrifice » arriva. Ma mère, qui d’ordinaire supportait très mal de voir souffrir les animaux, pris ses dispositions pour que l’opération soit la plus brève possible. Pour ce faire, un grand récipient d’eau chaude bouillait déjà sur le feu et, la lame du plus grand couteau de cuisine que nous possédions, avait été affûtée comme le fil d’un rasoir.

A l’heure « H », le couteau de ma mère tomba sur le cou de cette dinde, tandis que, de mon coté, j’essayais de la maintenir immobile, le plus fortement possible..

Le sang jaillit avec une telle force que j’en fus complètement aveuglé et renversé ! A peine le temps de voir que la tête avait bien été tranchée que, déployant alors violemment ses ailes, la volaille m’échappa et se mit à courir dans tous les sens, éclaboussant de son sang tout sur son passage avant que, dans un dernier effort, elle ne réussisse à prendre son envol !
Incroyable…la dinde qui avait « perdu la tête ! » se mit à voler jusqu’à l’un des palmiers de la place où elle se posa, juste au-dessus d’un régime de dattes.

La scène, bien entendu ne passa pas inaperçue car il n’était pas loin de Midi et il y avait, à cette heure là, beaucoup de monde sur la place et tout autour de celle-ci.

De notre côté, nous étions complètement affolés, ne sachant plus que faire et où donner de la tête !
Ma mère,du haut de la terrasse,faisait de grands gestes et poussait de grands cris…dans l’espoir que la dinde l’entendrait .Mais comment imaginer que la pauvre bête pourrait nous voir ou nous entendre, alors que sa tête était restée sur la planche à découper !

Les chauffeurs de taxis qui stationnaient tout autour de la place se mirent à faire usage de leur klaxon, pensant eux aussi,que le volatile finirait bien par avoir peur…et ainsi, retomberait sur la terre ferme.

La dinde de Noël - René Montaner

jeudi 9 décembre 2010 à 14h19 par Equinoxe B.

La Dinde de noël (Suite...)

A leur tour, le planton de l’ancienne préfecture aidé en cela par l’agent de la circulation du carrefour,se postèrent sous le palmier et s’interrogèrent longuement,sur l’intérêt ou pas de faire usage de leur arme de point !

Le risque de voir une balle perdue atteindre une cible imprévue, les en dissuada et tout le quartier, du sol aux balcons, en passant par les fenêtres, n’avait d’yeux, que pour cette pauvre dinde décapitée !

L’idée d’utiliser des frondes que nous appelions « des stacks ! » fut également évoquée mais abandonnée, pour la même raison que pour les armes à feu.

Mais alors, comment faire enfin, pour déloger cette « gourde de dinde ! » sans prendre le moindre risque pour les biens et les personnes?...

Le Préparateur de la Pharmacie « Hugonnencq » qui, comme tous les autres commerçants de la place, étaient sortis sur le trottoir, suivait avec une particulière attention le déroulement et l’évolution de la situation ;bien entendu,il se tenait prêt à intervenir,en cas de besoin…conscience professionnelle oblige !

C’est alors que…le petit cireur de chaussures de la porte de Canastel …vous savez bien !...celui dont j’ai déjà eu l’occasion de parler dans une anecdote précédente…eut une idée géniale !
« - il faut…dit-il, demander au planton de la Préfecture d’actionner la sirène de l’alerte pour incendie…et, tu verras…je suis sur que dans 10 minutes, les Pompiers seront là avec la grande échelle !… ».

… il avait raison !
Une fois l’alerte donnée, on ne tarda pas à entendre retentir les premiers « Pin..Pon..Pin..Pon… » qui descendaient par la rue Philippe.

Un renfort de policiers était venu sur place !... prêter main forte, car la circulation commençait à être sérieusement perturbée.

La rumeur circulait qu’un palmier de la place risquait de tomber à tout moment, suite à un choc violent qu’il venait de subir de la part d’un gros rapace qui se trouvait encore prisonnier dans l’arbre !!!

Quelle histoire !...on se serait cru à Marseille…mais avec l’accent en moins !

Enfin, « le Camion Amiral de la flotte des Sapeurs Pompiers d’Oran!» arriva, avec la grande échelle.

Pour tous les enfants du quartier ,c’était un peu Noël avant l’heure ; beaucoup parmi les plus petits ,avaient en effet,commander des camions et des panoplies de pompier ,au Père Noël.

De mémoire d’anciens, personne ne se souvenait d’avoir vu un jour, un aussi beau matériel !

Une fois la grande échelle déployée, deux sapeurs en gravirent les marches très rapidement et, arrivés tout prés du sommet de l’arbre, ils lancèrent sur la dinde une sorte de petit filet circulaire qui l’enveloppa et l’immobilisa définitivement.

La dinde ainsi capturée, il ne nous resta plus alors qu’à la préparer, pour la fameuse nuit de Noël…en priant Dieu …qu’elle n’ait point perdu ,après toutes ces épreuves et autres émotions,la finesse et la tendresse de sa chair.

Alors…chers amis…même si, à ce moment précis de l’histoire, vous n’êtes plus obligés de croire au père Noël ! il faut quand même que je vous dise que, après la messe de Minuit célébrée au Patronage de la rue de l’Arsenal, toute notre petite famille se trouva réunie autour d’une belle table où de multiples bougies brillaient jusque dans nos yeux.

Enfin, lorsque ma Mère arriva de la cuisine, portant sur son plus beau plat de Fête, la fameuse dinde aux marrons qu’elle avait préparée si délicatement, chacun comprit que quelque chose de mystérieux venait sans doute, de se produire.

En effet, pendant que nous étions partis à la Messe de Minuit, « la dinde aux marrons » s’était, par une mystérieuse alchimie, transformée en « une dinde aux cœurs de palmier et aux dattes confites ! »

Etait-ce là, les doux fruits de ces trois palmiers de la jolie petite place Kléber de la Marine ?

Difficile de le savoir mais, quoiqu’il en fût… je crois que chacun vit là, un miracle de Noël… et un signe du destin.
René Montaner

Ps : une grande partie de ce texte est rigoureusement « authentique ».

Diverses photos

lundi 22 novembre 2010 à 10h23 par Equinoxe B.

Diverses photos

Bonjour,

Diverses photos ont été rajoutées aujourd'hui sur le site (patronage, écoles, quartier, vie quotidienne, sport...).Pour les consulter, naviguez dans les divers menus appropriés.

SOUVENIRS SETOIS

mardi 9 novembre 2010 à 16h38 par René M.

Par René Montaner

SOUVENIRS SETOIS
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Si, pour des raisons affectives, le panorama de la ville d’Oran, que l’on découvre depuis le sanctuaire de Santa Cruz, reste pour moi, celui que je préfère entre tous, je dois objectivement reconnaître que la découverte de Sète, depuis le Mont St Clair, est également un merveilleux spectacle sur une ville qu’on appelle aussi : «La petite Venise du Languedoc».

Tout ici est tourné vers la mer ; le commerce maritime, la navigation de plaisance, le tourisme, les jeux aquatiques, la pêche bien sur, avec son quartier typique de La Marine qui n’est pas sans nous rappeler celui que nous avons connu à Oran.

J’aime aussi cette longue corniche d’où la vue sur la mer par « gros temps », est un spectacle impressionnant dont on ne se lasserait jamais.

Ah !... c’est ici seulement que je comprends pourquoi Brassens, dans sa supplique codicille, rêvait d’être enterré sur la plage de Sète !

Au mois de Septembre dernier, ayant appris par la presse, que le Musée Paul Valéry rouvrait ses portes après une longue période de travaux, j’ai mis à profit une journée de mauvais temps, pour aller le visiter.

Par chance, cette réouverture avait lieu sur une exposition consacrée et baptisée « Dufy en Méditerranée ».
C’est ainsi que j’ai pu découvrir une soixantaine de toiles de Raoul Dufy, peintre né au Havre qui avait su au cours de ces nombreux voyages en Méditerranée (Italie, Maroc, Algérie, Espagne…) cerner la lumière, les couleurs et la transparence du monde méditerranéen.

Pour moi cette matinée passée devant toutes ces toiles fut un vrai moment d’évasion …

La visite terminée, je ne pouvais pas quitté les lieux sans me rendre au cimetière voisin où
est enterré le poète Paul Valéry.

A priori, sa tombe n’est pas facile à trouver car elle porte le nom de la Famille Grasi.

Après une descente dans des allées en escalier, j’ai pu enfin la découvrir et m’y recueillir quelques instants…en récitant, en forme de prière, quelques vers de sa célèbre poésie : « Le cimetière marin ».

Ma surprise devant cette tombe toute simple, fut de remarquer que de nombreux admirateurs du poète marquaient leur passage, par des petits cailloux blancs qu’ils ramassaient dans l’allée et qu’ils déposaient ensuite, sur la pierre tombale.

Ce jour là, il y avait aussi, un message glissé sous une pierre, qui me fit penser, allez savoir pourquoi… au mur des lamentations !

J’ai longtemps hésité avant de le prendre car j’avais comme l’impression que j’allais commettre un acte sacrilège !
Tant pis…me suis-je dit, je ne suis plus à un péché près !
Il y était écrit à l’encre à peine délavée : « La mer, la mer, toujours recommencée ! »

Je me suis alors souvenu que ce vers était celui qui précédait ceux gravés sur la pierre tombale, en épitaphe : « Ô récompense, après une pensée
Qu’un long regard sur le calme des dieux ! ».

A mon tour, je pris un caillou blanc sous lequel je replaçais le message …pensant que d’autres, après moi, braveraient sans doute, le même interdit !

Finalement et avant de quitter les lieux, je regardais une dernière fois la mer… au loin…

En fermant les yeux, j’imaginais, du haut de Santa Cruz, un terrain vague descendant vers la mer où, nos plus beaux souvenirs de jeunesse sont à jamais enfouis…

Pour moi, c’est là-bas que se trouve … « Mon cimetière Marin ! ».

René Montaner

Le Passage Boutin, dans les années 50 - René Montaner

dimanche 31 octobre 2010 à 15h25 par Equinoxe B.

Le Passage Boutin, dans les années 50 - René Montaner

Voici un texte envoyé par René Montaner, initialement dans le livre d'or du site mais qui pour des raisons de longueur et d'esthetique a été placé dans les "News" afin de le mettre en avant ! Merci à René !


Le Passage Boutin, dans les années 50

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Tout en haut des rues de l’Arsenal et Matelot Landini, le passage Boutin était un petit tunnel d’une cinquantaine de mètres qui passait sous l’église St Louis et qui permettait de relier le quartier de la Marine à celui de la Place de la Perle.
Comme j’habitais au n°4 de la rue de l’Arsenal, c’est-à-dire pratiquement en face de sa sortie, je voyais quasiment tous les jours, les allées et venues de ménagères qui se rendaient au Marché Honscott pour y faire leurs courses .Souvent elles en profitaient pour acheter, quelques bons melons et pastèques, à des marchands qui, sous des chapiteaux de fortune, s’installaient le long des trottoirs qui bordaient la petite place,dominée par la belle architecture du minaret Sidi-el-Haouri.

Ce passage qui, compte tenu de sa faible longueur, n’était éclairé que par la lumière du jour, était aussi, pour de nombreux enfants, l’endroit idéal pour organiser des courses à pied où ils mesuraient leur pointe de vitesse.
On y jouait aussi à celui qui pousserait le cri le plus fort car, son acoustique était excellente et nos éclats de voix résonnaient bien au-delà de ses entrées…
Parmi tous les souvenirs que je garde de ce lieu, il en est un qui est resté un peu plus présent dans ma mémoire que les autres car il se rattache à mon père.

Je le revois encore apportant tous les vendredis matin,un café bien chaud,à un mendiant musulman handicapé qui était installé sur le trottoir, juste à la sortie du pont,coté rue matelot Landini.
Il était assis sur un petit tapis, où l’on pouvait lui faire l’aumône, et il passait sa journée à réciter des sourates et à égrener les boules de son chapelet.

Je ne me souviens pas de l’avoir vu se prosterner pour faire la prière car, il me paraissait assez vieux et, sans doute que son corps ne lui permettait plus de faire de tels exercices.

A l’époque, j’ignorais que, parmi les cinq grands commandements ou principes de l’Islam sunnite, l’aumône faite aux pauvres était une action de grâce importante.
Je ne crois pas non plus que mon père voulait donner à son geste un sens religieux car, a ma connaissance, il était, comme on dirait aujourd’hui, plutôt agnostique.

Je pense, avec le recul, que ce que certains pouvaient interpréter comme de la charité chrétienne n’était en fait, qu’un simple geste d’humanité et de bonté.
Il discutait longuement avec lui, comme avec un bon voisin, et je le voyais revenir à la maison, avec la tasse vide, mais un sourire, plein les yeux.
Ce petit tunnel Boutin, me paraissait être comme une authentique passerelle !...jetée entre les humains de toutes conditions et de toutes confessions.
De ce point de vue le quartier de la place de la Perle, dont on prétendait qu’elle était la plus ancienne place de la ville, était sans nul doute, celui où chrétiens et musulmans vivaient, cote à cote, en bonne intelligence.

Combien d’entre nous se souviennent-ils encore de ce vieux mendiant du passage Boutin ?

Comme,avec le temps, je ne peux pas faire une confiance « aveugle » à ma mémoire,le témoignage de certains habitants des rues de l’Arsenal et Matelot Landini, pourrait ,je l’espère, compléter cette lointaine évocation.
En tout cas, ce serait pour moi, la meilleure façon de sortir du tunnel… de ce souvenir d’enfant !

René Montaner

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