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dernières contributions exposition circulations

Présentations des derniers travaux des participants au projet "circulation(s)" - ces oeuvres sont proposées à vos réactions - voir l' appel à contribution.

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Sylvie Napolitano

jeudi 7 décembre 2006 à 01h48 par Webmaster

SYLVIE NAPOLITANO
Plasticienne
née le 06/06/1965 à Ermont
vit et travaille à Aubervilliers
Diplômée de l’Ecole des Beaux-Arts de Paris
Licence d’Arts plastiques, Paris 8
Enseignante en Arts appliqués

Mon travail s’articule autour de la multiplicité, à l’image du monde dans lequel nous vivons.
Il n’est jamais hors du temps, il intègre le temps comme facteur à part entière.
Mon tableau d’aujourd’hui ne sera plus le même demain, ni dans la minute qui suit.
Que cela soit sous forme de séries de petit format, ou dans des toiles de plus grande taille ou encore en sculpture, j’exploite différentes techniques. Une grande place est laissée aux hasards graphiques et plastiques, aux réactions de matières, à l’inattendu.
Ma devise serait plutôt « tout est bon pour l’Art » ou « je fais feu de tout bois ».
Même lorsque mon projet est défini, il évolue en fonction de beaucoup de critères : les matériaux utilisés, la lumière du jour (ou de la nuit), les bruits environnants, la musique que j’écoute, les événements proches ou lointains, etc…
Chaque travail est une nouvelle aventure, un mille-feuille de plusieurs images, discours, impressions.
Les surfaces se superposent, disparaissent, réapparaissent.
La finalité de l’acte créatif reste toujours l’expression d’une émotion.
De la contemplation à la colère, de l’explosion à la simplicité, en utilisant la dérision et la poésie, en refusant la séduction du beau mais en tentant d’intégrer la puissance du vocabulaire plastique.

« En te méfiant du multiple, n’oublie pas de te méfier de son contraire, de son trop facile contraire : l’un. C’est toujours de l’assouvissement, l’unité. Pour cette satisfaction à tout prix, des erreurs sans limites sont nées en tout pays, et ont été acceptées… pour être ensuite tranquille parfois durant des siècles malgré l’absurde, malgré l’évidente insuffisance. » Henri Michaux, Poteaux d’angle

projets associatifs

Depuis quelques mois, je suis présidente de l’association « Manos en tiempo » à Aubervilliers (93) qui a pour objet de mettre l’art et la culture à la portée de tous en rapprochant les artistes et les publics locaux et/ou volontaires.
Le premier objectif est d’ouvrir d’ici début avril 2007 une galerie (Galerie Viva !) proposant des expositions d’artistes professionnels ou non en y associant le tissu associatif et citoyen local de façon régulière.
Afin de financer cette galerie, nous avons eu l’idée d’une artothèque proposant des oeuvres prêtées gratuitement par les artistes à l’association et louées à des entreprises et des commerçants.
En contre-partie les artistes augmentent leur visibilité, bénéficient d’une galerie en ligne sur notre site (qui sera mis en ligne fin janvier 2007) et seront prioritaires dans la programmation de la galerie Viva !
Ils pourront participer également aux actions menées parallèlement aux expositions expositions dans d’autres lieux, ateliers pour enfants, soirées concert, etc…)
Un de mes soucis principaux est lié à l’éducation en général, et j’ai pour cela monté avec une amie l’association AUBERFABRIK dont l’objet est de proposer des ateliers de pratique artistique pour les enfants de 5 à 12 ans. Les outils pédagogiques dont nous disposons pour le moment nous obligent à limiter notre champ d’action aux arts plastiques et au multimedia, mais nous comptons élargir ce champ à d’autres expressions artistiques en privilégient les projets transdisciplinaires.
De même en ce qui concerne l’âge des participants, notre objectif est de l’élargir à moyen terme (ados, adultes valides et non-valides, personnes âgés, etc…)
Favoriser la pratique et la connaissance artistique comme outil d’émancipation et d’équilibre, donc de communication.



le temps des cerises


www.olezarts.com/>

Valérie DEPADOVA

mardi 5 décembre 2006 à 19h45 par Webmaster

De son enfance passée à Bou-Haroun sur la côte algérienne, Valérie DEPADOVA conserve des images paisibles. Sensible à la chose esthétique, son père rapporte d’Afrique noire des objets qui fascinent l’enfant : il en naîtra un travail pictural aux surprenantes connotations ethniques.

La terre d’Afrique est une source inépuisable ; reflet d’une identité qui affleure, c’est elle qui va nourrir l’inspiration. La stylisation des formes humaines et leurs disproportions, les lignes protubérantes ou ramassées, les postures souvent asymétriques mais toujours dynamiques des personnages, rappellent la statuaire africaine. Il émane de cette approche personnelle et rythmée de notre anatomie, un sens de vitalité et de force qui illumine chaque composition.

Si un étrier de poulie devient corps, c’est qu’il y a un message à transmettre… Et puis il y a cet œil. Cette représentation incontenue de l’œil offert au vide dans le triangle des visages.

Paré pour la croisade, l’iris exorbité part en quête d’une vérité qu’il veut panoramique. Cet œil propulsé bien au-delà de sa fonction, n’est pas sans rappeler la pupille ésotérique d’Horus.


Vecteurs de pulsions résurgentes, les toiles aux sujets déportés invitent les regards à une lente évolution. Par son aptitude au renouvellement, Valérie DEPADOVA relie l’art aux évènements les plus importants de la vie, donnant ainsi à ses œuvres une dimension sociétale.

Dans cette peinture qui se concentre sur les êtres vivants - humains et animaux mêlés -, les pensées en révolte de l’artiste s’expriment sans concession. Dans une grande vitalité d’expression et au travers de titres évocateurs qui nous suggèrent l’évidence, on nous demande de réfléchir. Ainsi nous sont livrées, à peine déguisées, les interrogations du peintre sur notre monde prédateur.

Dans un univers expressif et ocré où la spontanéité participe à une vive émotion esthétique, les bouches creusées dans les visages émettent des rugissements silencieux. On le constatera : le style de Valérie DEPADOVA accepte les variations individuelles. La liberté des formes, l’articulation anguleuse des pleins géométriques, n’évoquent-ils pas certains élans cubistes... Les peintures singulières de cette artiste sont celles de l’esprit vivant. Car ce qui nous est montré, va bien au-delà du regard et peut mener jusqu’à la transe.

le bleu eau www.artmajeur.com/depadova/
www.vdepadova.com

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