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TISSAGES

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les participants de l'exposition tissages/signes croisés 2004-2006 - actuellement "circulations"

Jean Pellencin

mercredi 9 avril 2008 à 09h45 par Webmaster

Jean Pellencin

Jean Pellencin

mots de silence
rencontres de matières denses
danses des temps géologiques
par le feu des roches ignées ,
par l'eau patiente des sédiments
et la volonté humaine des métaux

langage du Mystère:
six direction de l'espace
centre


toutes les oeuvres présentées sur
www.jeanpellencin.com sont proposées à vos réactions

***


"procession"
détail basalte pierre calcaire aluminium

Jurgen Schadeberg

mardi 6 novembre 2007 par Webmaster

Jurgen Schadeberg

Jurgen Schadeberg wrenches moments and people right out of time, place and mood, so that we can engage with them here and now, as we are, at the instant of looking. We gasp and feel a frsson of delight at each picture. Was it really like that ? Look at the faces as they were then, the hairstyles, the clothes people wore, the way they looked at each other. What is still the same, what has changed ?



Jurgen Schadeberg
We won't move
40 x 50 cm
photographie N/B
1955
+d'infos
www.africacrea.com/
mail : ***

Camara Gueye

vendredi 2 novembre 2007 par Webmaster

Camara Gueye

Camara Gueye, un œil dans la ville

L’univers de Camara Gueye est une rêverie poétique dans le chaos urbain et tellement humain de la banlieue dakaroise, Pikine, scènes de rues, figures du quotidien, petits riens exprimés dans une palette puisant, des terres que rehaussent des plages de blancs et de noirs, un trait libre et insistant . Dans ces banlieues lointaines, la vie est là, sous ses formes les plus diverses, donnant à Camara Gueye les thèmes qui vont l’aider à faire naître sa peinture, le bal, les enfants dans la rue, les ouvriers au travail, le repas, la fête de la tabaski, cette peinture spontanée, au tracé libre, qui nous renvoi à l’intimité de l’artiste, à son monde intérieur lyrique et rêveur. Observateur infatigable de Pikine, son quartier, il a su trouver le juste langage plastique pour l’exprimer dans son désordre, sa beauté, son mouvement, son encombrement et ses torpeurs, une œuvre originale et forte.

Camara Gueye
Personnage assis
120 x 100 cm
acrylique et fusain sur kraft marouflé sur toile
2002

***
+d'infos
www.africacrea.com/

Michel Thébault

lundi 18 juin 2007 à 04h59 par Webmaster

Michel Thébault

Démultiplier la potentialité de dire en pratiquant sans exclusive différents modes d'expression tant écrits que graphiques, tenter la non-délimitation des genres et leur interpénétration, demeurer l'apprenti opiniâtre d'un art non consommé. Une « œuvre » en état de perpétuel inaboutissement, qui utilise Internet comme plate-forme technique et médiatique, et dont son auteur s'efforce de maintenir la cohérence par une géométrie improbable de la rigueur ludique.


http://perso.wanadoo.fr/lapucesauvage


***

Daniel Leduc, poème proposé à vos réactions

mardi 26 septembre 2006 par Webmaster


Daniel Leduc



La lumière
porte en elle
les figures
qu’elle éclaire


de la nuit
proviennent
les particules
du sens

toutes les clartés
émergent
de continents
obscurs


il n’y a pas d’ombre
sans éclats d’ombre
pas de nuit
sans revers de nuit

qu’allons-nous faire
des photons et des poussières
qui dansent
autour de nous ?

qu’allons-nous faire ?

***

www.planetexpo.fr/dleduc

LIRE le tissage de Daniel Leduc (texte sur une oiseau ombre, photo de Stéphane Reymond)

Khadija Seddiki

jeudi 1 juin 2006 à 10h26 par Webmaster

Khadija Seddiki




De tissages en métissages



Un fil d'ariane parcourt le cheminement artistique et personnel de l'artiste plasticienne et licière Khadija Seddiki. Il donne à son itinéraire exceptionnel, une cohérence interne peu commune. Entrelacs de lignes de forces et de faisceaux d'énergies tissent la trame d'une existence solaire et rayonnante, dans laquelle éthique et esthétique se confondent dans l'éventail chromatique d'une palette de fondus enchaînés et de matières soyeuses, à l'instar de cette technique mixte innovante qu'elle a créée, fusion originale de deux modes d'expression : peinture et tissage.

Original, originel, le génie créateur puise dans le terreau des origines pour se déployer en rhizomes vers d'autres terres d'élection, au gré d'un parcours nomade. Native d'El Bayadh, dans la région pastorale et agraire du djebel Amour algérien, drapée dès les premiers balbutiements dans des langes de laine tissés sur le métier familial, son éveil artistique se fait par le cordon ombilical maternel.

La transmission se fait par la mère et les figures féminines de son enfance, patientes tisserandes, qui, inlassablement reproduisent avec dextérité un art traditionnel séculaire. Couvertures de laines et épais tapis ornés de motifs symboliques s'amoncellent dans la maison de l'enfance, pour se protéger des hivers rigoureux. La petite fille et vive et habile, sa sensibilité s'affine avec la découverte émerveillée des paysages alentour : blond cendré des champs de blés parsemés de graciles coquelicots incarnats, bleu dur du ciel d'avril dans la lumière éclatante du printemps, jaune des citronniers épanouis sous une pluie d'orage, rouge brique de la terre sous ses pas.





aube du printemps

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***

Fragments des "théorèmes poétiques" B. Nicolescu

jeudi 11 mai 2006 à 09h00 par Webmaster

in niveaux de réalite

1
La Vallée de l'Etonnement - l'abîme entre deux niveaux de réalité. La Nouvelle Renaissance - émergence de la réalité incarnée de plusieurs niveaux de Réalité


in la poétique quantique

5
L'imaginaire quantique est la circulation énégétique entre deux ou plusieurs niveaux de Réalité reliés par la discontinuité. L'inspiration poétique est la perception de la respiration solidaire des différents niveauxde Réalité.

6
De toute évidence les mots sont des quantas. Lapleine lumière sur la lumière contradictoire entre le dit et le non-dit, le son et le silence,, l'actuel et le potentiel, l'hétérogène et l'homogène, le rationnel et l'irrationnel. Complémentarité contradictoire intégrée en nous mêmes par le tiers secrètement inclus.

in le tiers secrètement inclus

17
L'espace-temps poétique est la trace dans l'espace et dans le temps du non-espace et du non-temps

12
La richesse est une visualisation spectaculairede l'exlusion du tiers secrètement inclus. Les guerrres, les révolutions, la famine, la haine ne sont que les compléments de cette image. La source cachée en est toujours lalogique binaire.

Extrait de "Théorèmes poétiques" Editions du Rocher.

Basarab Nicolescu est
Physicien théoricien au CNRS Université Paris 6
Membre de l'Académie Roumaine
Président du Centre International de
Recherches et d'Études Transdisciplinaires CIRET

Il est le parrain de l'association. caravancafé

Pascal Amoyel

jeudi 11 mai 2006 par Webmaster

pascal amoyel

Je photographie en ville, « parce que c’est là qu’est la vie » (Léon Lévinstein).
Photographier est alors ce qui me donne envie de voir, de parcourir la ville.

Je n’obéis à aucun programme préétabli.
Ce qui m’intéresse, c’est essayer de trouver ce qui m’intéresse.

Je fais confiance à mon intuition, photographiant de manière presque compulsive : le moment que je cherche est celui de la rencontre entre la réalité et une image mentale, entre la réalité d’une grande ville occidentale et mon expérience.
Mais mon expérience, ce n’est pas seulement celle de mes trajets en ville.
C’est ce qui me constitue, ce que je pense, les images qui m’habitent tout autant que ce que je vois.

Je photographie en ville des anonymes.
La ville est le lieu de la modernité, celui du progrès, réel ou supposé.
La ville est pour moi la condition d’existence de l’humain. De ce qui fait l’humain, ce qui le fait se tenir debout, émerger de l’essence pour accéder à l’existence : le langage, le sens, l’histoire, la Loi.
Elle est le lieu des hommes, construit par les hommes, pour les hommes : la Polis. C’est le lieu du rapport à l’autre.

Mais le lieu des hommes est aussi celui qui les exclut. La ville se rend étrange, étrangère.
La réalité des lieux familiers traversés par la lumière peut alors trembler.
C’est ce qui se passe dans les tableaux de E. Hopper, dans lesquels point toujours un sentiment d’inquiétante-étrangeté. Comme si l’homme était exclu des endroits familiers, par la lumière qui coupe dans l’image, isole. Une lumière souvent trop dure ou paradoxale.

Ce qui m’intéresse, c’est l’étrangeté de ce monde, la capacité qu’a la réalité de s’avérer autre, quand le monde habité, de l’humain, est traversé par les bruissement de l’être. Je cherche ma place dans ce lieu devenu étranger et j’essaie alors de voir quelle peut y être celle de l’humain.

La ville est le lieu de l’émergence de l’humain : là, il s’arrache à l’indéfini, aux ténèbres.
Là il est menacé de disparition.

Ainsi, les personnes que je photographie sont en apparition, en instance de réalisation en tant qu’humains : ils sont dans le sens, même si ce sens est toujours différé, donné en attente : en instance, dans un horizon de sens, en attente de langage.

Mais l’apparition est disparaissante, c’est un instant entr’aperçu, le temps d’un battement de paupières, le temps d’un clignement d’yeux (Vladimir Jankélévitch, Le je-ne-sais-quoi et le presque-rien).
C’est un moment de tension extrême : entre l’apparition et la disparition, le moment où la chose apparue/vue est sur le point de disparaître.

La lumière est ce qui permet cette apparition, sépare, arrache du fond, elle est ce qui donne à voir : elle met en avant, c’est elle qui expose.
Sans lumière, pas d’être, c’est le noir, les ténèbres, l’indéfini, l’élémental si violent (dont parle Emmanuel Lévinas, notamment dans Difficile Liberté).

En photographie, la lumière mord dans le noir indéfini du négatif, elle l’entame. En même temps, elle sort de lui.
Sans ombre, pas de photographie.
L’ apparition des choses, comme leur capture photographique, créent des failles dans la réalité. Pas de mystère dans les choses, mais un mystère des choses, de leur être là, de leur existence dans la lumière.

Les personnes, les choses, sont extraites de la réalité par la prise de vue, elles basculent dans un lieu sans signification, coupé, dramatisé par la lumière.


«Homme qui espères, inquiet,
Ombre lasse dans la lumière poussiéreuse,
La dernière chaleur est bientôt en allée,
Tu erreras, incertain... »
Ombre, 1927.
Giuseppe Ungaretti, Vie d’un homme

tout le texte et autres photos

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***

papier

mercredi 10 mai 2006 à 08h02 par Webmaster

Les requins sont heureux de ne pas me demander un papier. Et toi?

No one is illegal

Quand ma soeur nettoie les toilettes de ton entreprise, tu ne lui demandes pas un papier

Personne n'est illégal

Quand mon neveu te sert ton repas dans un restaurant qui te rappelle les saveurs de tes dernières vacances, tu ne lui demandes pas un papier

Nessuna personna è illegale

Quand je construis ton immeuble, tu ne me demandes pas un papier

Kein Mensch ist illegal

Tu peux me désigner comme tu l'entends, mais sois certain

Ninguna persona es ilegal

Pour me tuer, on ne me demande pas un papier

Hiçbir insan illegal degildir

Pour me torturer, on ne me demande pas un papier

Ska njeri që është ilegal

Pour me menacer, on ne me demande pas un papier

No human being is illegal

Et même si je suis venu pour nourrir ma famille, pour défricher un avenir

Personne n'est illégal

Si tu me donnes un papier, je t'y raconterai l'histoire de ma vie
Si tu me donnes un papier, je t'y dessinerai l'espoir et mes enfants
Si tu me donnes un papier, je t'y compterai le prix de mon travail et du gourbi dans lequel je croupis avec ma famille
Si tu me donnes un papier, je t'y découperai la maison révée
Si tu me donnes un papier, je t'y déposerai ma larme, mon exil

Donne-moi un papier. Que je t'y écrive mon nom.


Ben Braktia, Jumada al-Awwal 1425

Marie Noelle Fontan

dimanche 9 avril 2006 à 11h25 par Webmaster

" Marie-Noelle s'est arrangée pour peindre sans pinceaux, pour nous offrir des tableaux d'une beauté plastique inusuelle. Ses matériaux sont constitués de fils dans la chaîne d'un métier à tisser et, dans la trame, des gousses de nos arbres, des racines, des écorces, des fibres qui configurent d'inquiétantes textures ".

Claudia Herodier, texte pour l'exposition à San Salvador, 2000

toutes les oeuvres du site de Fontan sont proposées à vos réactions


Licuala

***

www.marie-noelle-fontan.com

Mireille Grizzo

dimanche 9 avril 2006 à 11h22 par Webmaster

Marelle

J’ai dessiné une marelle sur le trottoir de mon enfance.
De mes origines…
Je lance mon pied vers le rouge
une pomme à croquer,
des livres, une lampe, un stylo
pour ceux que le savoir ignore.

Le palet est dans le bleu.
Je suis le courant qui rassemble
emporte ceux qui se croyaient séparés.
J’hésite. Au sol devant moi,
Vie et mort.

Je saute et retombe jambes écartées
sur vert et noir,
entre nature et écriture.
Les sèves nourricières montent de mes pieds
s’échappent en bonheurs.
L’air emplit mes poumons.
Je m’élance à nouveau vers le parme,
bouquet de vibrations,
mystères de l’amour à la proue du mot.
Savourer le temps de cette case.
…à mon devenir

contact
***

* lire le "tissage" réalisé sur l'oeuvre de François Catrin

Stéphane Reymond - texte

dimanche 9 avril 2006 à 11h18 par Webmaster

Texte à mettre en matière

communication.

deux enfants-squelette,
quelques parts en Afrique et ailleurs;

un rat empoisonné
quelque part dans votre cave et ailleurs;

un cochon égorgé
quelque part dans votre assiette et ailleurs;

et un portable qui sonne pour ne rien dire.

Le Cadavre

Un rat Crève,
petit à petit
sans faire de bruit,
les passants ne le regardent pas,
boire toute sa souffrance en caniveau.

On arrive en gant
on le jette.

"Merci Jeune homme."
"C'est mon métier Madame !"

a t-il poussé un dernier gémissement
une dernière tentative de parler
à des humanistes
de ce qu'est la survie
en milieu urbain ?

Chouki l'a entendu
son cri.
les oiseaux
l'ont répercuté
jusqu'à mes entrailles.

Et là j'ai ressenti
mon ventre fondre,
mes yeux se noircirent.

Épuisée
mon immobile agonie
se reposa sur les ailes
messagères des mouches bleues
et pris fin sur ces quelques lignes.

le site www.st-antigone.com"
***

Fanny Georges - texte proposé à vos réactions

dimanche 9 avril 2006 à 10h01 par Webmaster

Je gratte, je gratte depuis une heure le jaune de Naples qui a séché sur le carrelage de la salle de bains. Je suis au ras du sol, la laine d'acier solidement rivée à la main droite, et subitement en équilibre sur le bord de la baignoire. J'éprouve un profond sentiment de satisfaction, entre le Jaune de Naples des murs et le Vert Olive avec lequel j'ai repeint les moulures abîmées du vieux miroir, symbole de mon orgeuil de femme ayant nouvellement bu dans la fontaine de Pandore. L'odeur envoûtante du savon à l'huile d'olive qui a enclenché l'envie puissante de transfigurer ma salle de bains, mêlée aux effluves suaves de la glycéro fraîche, me monte à la tête. Les murs se déploient soyeusement à la verticale jusqu'au plafond christique à la fissure comblée, d'un blanc éclatant. En transparence j'aperçois stupéfiée le plafond de la Chapelle Sixtine. Dieu émane le premier homme de son doigt tendu. L'homme est déjà créé, enveloppé du manteau noir des collines. Il regarde encore son créateur avec une reconnaissance hébétée, lorsqu'Eve cède à la tentation et enclenche la grande course du monde. Je suis le Premier Homme et je suis Eve. Dieu est la sublimation de mon désir à travers le miroir. Exprimer une large part de moi-même jusqu'à en couvrir les murs, me baigner dans les coulures incertaines des coins oubliés à la commissure des portes

contact :
***

gestation.free.fr/

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